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日志


8月21日

Un scientifique américain travaillant en Haïti, Paul Farmer, membre du jury international formé par l’ONU pour récompenser des ONG engagées dans la lutte contre le Sida

La faim tenaille les PVV/VIH en Haïti, même si des progrès sont enregistrés sur le terrain
Posté le dimanche 20 août 2006
Par Radio Kiskeya

Un scientifique américain engagé depuis plusieurs années en Haïti, le Dr Paul Farmer, faisait partie du jury international ayant décerné au nom de l’ONU les cinq premiers "Rubans Rouges" de l’histoire, à l’occasion de la XVIe conférence internationale sur le Sida qui s’est achevée vendredi à Toronto (Canada).

Les lauréats de cette distinction honorifique sont des responsables d’ONG -sélectionnés sur plus de 600 associations nominées -récompensés pour les actions entreprises respectivement en Thaïlande, en Ukraine, au Zimbabwe, au Bangladesh et en Zambie dans le cadre de la lutte contre le Sida. Chacune des cinq associations recevra un chèque de 20.000 dollars lors d’une cérémonie qui se déroulera le 1er décembre prochain à l’occasion de la journée mondiale du Sida, a indiqué Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Professeur de médecine à Harvard University, Paul Farmer est également cofondateur de l’ONG Partners in Health basée à Boston, dans l’Etat du Massachussets, et qui opère en Haïti, principalement dans le Plateau Central (Centre) où l’organisation est couramment appelée en créole "Zanmi Lasante".

Présent à Toronto où il est intervenu parmi les experts invités à la conférence, le médecin s’est plaint devant les délégués de l’impact des conditions socioéconomiques précaires de nombreux malades haïtiens sur l’efficacité des traitements aux antirétroviraux qui leur sont proposés. "Nous ne parvenons pas à maintenir les gens sous traitement dans la disette", a lancé Farmer dans une claire allusion à la situation d’Haïti où affirme-t-il "80% des séropositifs consacrent plus de la moitié de leur temps et de leur énergie à chercher de la nourriture".

Parallèlement à l’action de Partners in Health, d’autres organisations américaines interviennent dans la lutte contre le Sida en Haïti. Deux programmes ont été notamment lancés en faveur des PVV/VIH à partir du sud de la Floride, rapporte le Miami Herald.

Le groupe à but non lucratif de Miami "Project Medishare" a déjà travaillé dans le Plateau Central avec Partners in Health et le gouvernement haïtien en vue de rénover une clinique de soins et d’apporter de l’aide médicale à des patients vivant avec le VIH/Sida où souffrant d’autres maladies.

Au Cap-Haïtien (nord), des membres du département de médecine familiale de l’Université de Miami ont contribué à la mise en place, depuis 1998, d’un programme d’assistance médicale à domicile. En collaboration avec des groupes locaux, ils travaillent actuellement à l’extension du programme et ont commencé à fournir des soins à des personnes infectées par le virus.

Haïti était notamment représentée à la conférence internationale sur le Sida par des organisations non-gouvernementales qui interviennent dans la prévention, l’accompagnement des PVV/VIH et des travaux de recherche sur l’évolution de la pandémie. Les délégués ont constaté avec satisfaction que la séroprévalence est passée de 6% en 1993 à 3,1% en 2006, principalement dans les zones rurales. Des résultats encourageants que seuls les Bahamas ont obtenu dans la Caraïbe. Toutefois, la prudence est de mise. Seules 8.000 des 15.000 personnes qui en ont besoin bénéficient actuellement d’un traitement gratuit aux antirétroviraux, selon les statistiques dévoilées à Toronto. De plus, Haïti, où plusieurs dizaines de milliers de personnes sont déjà décédées, compte avec la République Dominicaine 85% des personnes séropositives recensées dans la région. spp/RK

Radio Kiskeya

8月8日

DECES DU PEINTRE DIEUSEUL PAUL

• Le peintre haïtien Dieuseul Paul vient d’être décédé à l’âge de 51 ans, le 27 juillet 2006. Il a appartenu à la deuxième génération de Saint Soleil, ce que le plasticien et chef de file de ce mouvement artistique,Tiga (Jean Claude Garoute), appelle la « Deuxième Vague », a expliqué Mireille Pérodin Jérôme. Bien avant sa mort, le peintre a confié quelques-uns de ses tableaux à la responsable des ateliers Jérôme qui, à son tour, devait les vendre afin que l’artiste se fasse soigner.

 

 Son père appartenait à la première vague des artistes du mouvement Saint Soleil, à côté de Louisiane Saint-Fleurant, Saint Jean Saint Juste, Prospère Pierre-Louis, Levoy Exil…

 

 Dieuseul Paul a pu intégrer Saint Soleil en peignant des toiles en vue de participer à la fête de Noël qu’organisaient les artistes de ce mouvement.

 

 Il a appris à peindre de son père. Dieuseul Paul a été cultivateur et peintre. « Il a donc mené une carrière pendant une vingtaine d’années. Il est devenu un des peintres Saint Soleil, les plus publiés », a indiqué Mireille Pérodin Jérôme.

 

 Ses œuvres ont été, entre autre, exposées sur les cimaises du hall Saint Pierre, a souligné la directrice des ateliers Jérôme. La mort de Dieuseul Paul est, selon Mireille Pérodin Jérôme, une grosse perte pour l’art haïtien notamment pour le mouvement Saint Soleil et son promoteur, Tiga.

 

 Les œuvres destinées à être vendues en vue de payer les soins de santé de l’artiste, seront mises en vente pour l’organisation de ses funérailles, d’après Mireille Pérodin Jérôme.

 

À l’instar de tous les membres du mouvement Saint Soleil, les œuvres de Dieuseul Paul sont imprégnées des thèmes du vaudou dont il exprime les mystères, voire sa propre vision. D’aucuns s’accordent à qualifier son art « de sacré »

Né à Damiens, Dieuseul Paul a débuté dans la peinture au mouvement Saint Soleil alors qu’il était  âgé de 18 ans. « Il a toujours vécu de sa peinture, à Soisson-la-Montagne avec sa femme et ses enfants ».

 

 En décembre 1975, lors de la visite d’André Malraux aux artistes « Saint Soleil », à Soisson-la-Montagne, l’esthète et romancier français  fut tellement impressionné par la force et la qualité des œuvres de ces créateurs proches de l'art brut, qu'il supprima dans L'intemporel  son passage sur Goya pour parler de cette peinture vaudou.

 

Dieuseul Paul, Louisiane Saint Fleurant, Denis Smith, Levoy Exil et Prospère Pierre Louis avaient participé à la fin des années soixante dix à une exposition à l'Institut français d’Haïti. D’où l’appellation des « 5 Soleils ».

 

En 1988,  à côté de ces peintres, Dieuseul  Paul a exposé au Grand palais à Paris, puis Rome, en 1990 à Strasbourg. Ses toiles sont exposées dans les plus grands musées du monde.

 

Chénald Augustin

 

8月3日

Haïti/Sida: l'UNGASS cinq ans après, les progrès et les manquements

Haïti/Sida: l'UNGASS cinq ans après, les progrès et les manquements

En juin 2001, au terme d’une session extraordinaire de l’Assemblée des Nations Unies à New-York, 189 états membres avaient approuvé la déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA (UNGASS). Cinq ans après, les objectifs fixés ont-ils été atteints ?


Le Plan stratégique national de lutte contre le Sida en Haïti inspiré par la déclaration d’engagement sur la pandémie n'a démarré effectivement qu’en 2002 avec une assistance de 67 millions de dollars du Fond Mondial qui s’étend sur une période de 5 ans, à partir de janvier 2003. Jusqu’en février 2006, environ 45.8 millions de cette enveloppe ont été décaissés. Outre le Fond mondial, le Plan d’urgence du président des Etats-Unis d’Amérique (PEPFAR) et d’autres bailleurs bilatéraux apportent une contribution significative.

Fort de ces assistances, des progrès considérables ont été enregistrés. On notera la réhabilitation de plusieurs hôpitaux à travers le pays qui sont en mesure d’aministrer les anti-rétro-viraux à ceux qui en ont besoin ; la réduction de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant grâce à un programme global de dépistage systématique et de traitement dans les cliniques prénatales ; l’établissement de 88 centres de dépistage volontaire qui offrent des services conseils psychosociaux et de traitement; et le renforcement des campagnes de prévention.

L’ensemble de ces efforts auraient favorisé une baisse significative de la prévalence du VIH/Sida à l’échelle nationale passant de 6 à 3%. Car, la prévalence reste élevée chez les pauvres âgés entre 20 et 49 ans vivant dans les bidonvilles et chez les jeunes de la catégorie 15-24 ans, en particulier les filles, qui dépasse largement la moyenne nationale.

Le rapport de Panos Caraïbe souligne également qu’il n’existe pas assez d’échanges d’information entre le gouvernement et les autres partenaires comme les ONG et les associations de PV-VIH (personne vivant avec le VIH) dont certaines d’entre elles estiment n’être pas suffisamment impliquées dans les processus décisionnels. « Des engagements pris dans le cadre du plan stratégique national et par extension de l’UNGASS – comme la protection des droits des PV-VIH et la décentralisation des services de prévention – n’ont pas pu se matérialiser jusqu’à présent », poursuit le rapport de Panos Caraïbe.

De plus, sur les 30 à 40,000 malades du Sida nécessitant des ARV seulement quelque 6 à 7 mille sont pris en charge, un nombre insignifiant par rapport aux promesses qui avaient été faites.

Pour veiller à la mise en œuvre et au respect des engagements de l’UNGASS sur le VIH/SIDA en Haïti, le rapport de Panos Caraibe soutient que le gouvernement doit assumer un plus grand leadership ; impliquer davantage les organisations de la société civile et les organismes publics ; assurer une meilleure communication entre les divers partenaires ; décréter une législation afin de protéger les PV-VIH et les autres personnes vulnérables; assurer la continuité et éviter la dépendance totale d’Haïti par rapport à l’assistance internationale.

(Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com)