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日志


8月8日

Nouvelles dissensions entre les conseillers électoraux



Nouvelle épisode dans la série de conflits entre les conseillers électoraux: Patrick Féquière et Louis Gerson Richemé dénoncent des gabegies administratives. Le président du CEP supporté par son directeur général rejette les accusations et dénonce le comportement de ses pairs.

A l’origine de ce nouveau conflit: 12 millions de gourdes de frais de fonctionnement du CEP "dilapidés" affirment les conseillers électoraux Patrick Féquière et Louis Gerson Richemé. Ces derniers ont tenu une conférence de presse, le jeudi 3 Août pour dénoncer le président de l’institution électorale, Max Mathurin, "qui a gaspillé les ressources du Conseil".

Ces accusations sont rejetées par Max Mathurin qui traite ces collègues de ridicules. De son côté, le directeur général du CEP condamne le comportement des conseillers électoraux Féquière et Richemé. Des 12 millions de gourdes Jacques Bernard explique que plus de 8 millions ont été allouées aux Bureaux électoraux départementaux et communaux et la balance est utilisée au conseil. Fort de ses justifications, le directeur général de l’institution électorale, s’est déclaré étonné du comportement de Patrick Féquière et Louis Gerson Richemé.

En tout cas, les conseillers électoraux Féquière et Richemé ont remis à la presse un dossier portant la signature de Max Mathurin stipulant que " Les documents du service de comptabilité du CEP sont confidentiels. Aucun membre du bureau ne doit avoir accès à ces documents sauf sur recommandation du président".

Par ailleurs les autorités électorales annoncent le décaissement prochain des fonds pour l’organisation des élections municipales et locales. Le directeur général du CEP affirme que les Etats Unis et l’Union Européenne ont promis 4 millions de dollars chacun alors que le Canada se propose de décaisser 5 millions de dollars pour l’organisation du scrutin municipal. De son côté le président du CEP précise que le calendrier électoral sera publié dès que les fonds promis seront disponibles.

(Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com)

CORRUPTION A LA UNE.....Des révélations accablantes...

Des décaissements qui n'ont pas été enregistrés à la comptabilité, des dépenses pour perdiem exagérées, des chèques pour des employés déjà exclus du CEP. Que d'anomalies et d'irrégularités relevées dans le compte courant « Opérations électorales ». De quoi soulever la colère de Patrick Féquière, le conseiller qui n'a pas sa langue dans la poche !


« Plus de 12 millions de gourdes pour renflouer la petite caisse du CEP; c'est une opération douteuse », a estimé, hier jeudi, le conseiller électoral Patrick Féquière, lors d'une conférence de presse conjointe avec le conseiller Louis Gerson Richemé au siège de l'institution électorale.
Dans un document rédigé et signé par les deux conférenciers, les conseillers électoraux Féquière et Richemé, regroupés dans une commission de vérification interne, ont présenté à la presse des données chiffrées d'une liste de dépenses faites à l'insu des autres membres du conseil.

Le rapport déjà parvenu au pouvoir Exécutif, au Parlement et à la Cour supérieure des comptes, fait état d'un ensemble de violations, d'anomalies et d'irrégularités dans le compte courant « Opérations électorales » enregistré au numéro 131651401 à la Banque centrale (BRH).

En effet, les montants de certaines dépenses effectuées à partir de ce compte courant, n'auraient pas figuré sur la liste des décaissements. De la période allant du mois d'octobre 2004 à Mai 2006, souligne le document, un montant d'un million de gourdes a été omis dans le rapport de la comptabilité.

D'autres décaissements non justifiés et jugés inutiles ont rendu les conseillers Richemé et Féquière encore plus perplexes quant à ces millions de gourdes dépensées à leur insu. C'est le cas des employés Paul Duchatelier et John Chéry, dont les révocations ont été signées respectivement en octobre 2005 et janvier 2006, et qui, pourtant, ont continué à recevoir leurs chèques jusqu'à mai 2006. Des gens qui ne travaillent pas au CEP auraient même bénéficié des chèques à partir du compte courant « Opérations électorales ».  

 

 La période électorale aurait englouti sans justification sept cent cinquante mille (750.000) gourdes. Une somme répartie en deux tranches. Dans un premier temps, trois millions de gourdes, qualifié de fonds d'urgence pour la période électorale, ont été tirés du compte courant du CEP les 2 et 3 Février 2006. Une autre somme, dans la même logique d'urgence électorale, de sept cent cinquante mille (750.000) gourdes, le 19 avril 2006 sous la rubrique 299, a été également dépensée.


Si ces violations et anomalies font du tort à l'institution électorale, Louis Gerson Richemé et Patrick Féquière sont davantage choqués par le montant d'un perdiem de cinq cent quarante-huit mille cent (548.100,00)gourdes que le président du conseil Max Mathurin s'est octroyé lui-même en date du 25 novembre 2005. Une démarche qui ne répond pas aux principes de l'administration du CEP, selon Louis Gerson Richemé et Patrick Féquière, qui se sont fait de véritables défenseurs de l'institution électorale.

 

La goutte d'eau qui, semble-t-il, a fait déborder le vase, serait une feuille de route, signée par le président du Conseil, Max Mathurin, faisant injonction au service de la comptabilité de ne transmettre à quiconque les copies des chèques et réquisitions ayant rapport aux transactions spécifiques, sans l'autorisation expresse du président ou du directeur général. En effet, une copie de cette note datée du 3 juillet 2006, mentionnant qu'il n'est pas permis à des particuliers, membres du bureau et autres, d'avoir accès aux documents du service de la comptabilité, a été rendue publique par les conseillers Richemé et Féquière


Le conseiller électoral Patrick Féquière qui n'a pas trouvé de mot pour qualifier le comportement du président Max Mathurin et d'autres complices du CEP, a toutefois décliné la responsabilité du conseiller François Benoît. « Je reconnais que le conseiller François Benoît, jusque-là, n'a rien à voir dans ce désordre administratif », souligne M. Féquière qui se garde quand même de faire une réserve vu que le rapport financier du compte courant « Opérations électorales » n'est pas complet.


Sceptiques quant à la justification de ces fonds convertis en cash et dépensés dans des conditions non élucidées, les deux conseillers, Patrick Féquière et Louis Gerson Richemé, qui qualifient de gabegie administrative la gestion financière du compte courant du CEP, appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités afin d'éviter que cette affaire aboutisse au parquet de Port-au-Prince.

8月1日

DROIT DE REPONSE DE L'ANCIEN PREMIER MINISTRE

Latortue fait la part des choses sur les 44 millions
31 juillet 2006, par AlterPresse

Publie dans Le Nouvelliste du 25 Juillet 2006 :

Latortue fait la part des choses sur les 44 millions

Cher Nouvelliste,

Mon départ d’Haïti prévu initialement pour le mois de février 2006 avait été retardé par les lenteurs du processus électoral et les aléas de la restauration formelle de l’ordre constitutionnel dans notre pays. Mon voyage le 23 Mai 2006 avait été longuement planifié pour des raisons personnelles et j’avais tenu les nouvelles autorités du pays au courant de mes plans. Il n’est donc pas question d’avoir pris la fuite.

Je comprends mal votre article sur le Net qui met en cause tant mon intégrité personnelle que celle de mon administration pendant les deux années du régime intérimaire.

Je regrette évidemment que votre journal n’ait pas pris la peine de me contacter pour confronter ma version des faits à celle que vous attribuez à l’un de mes « anciens collaborateurs » présumés, anonymement cité par l’Agence Haitienne de Presse (AHP) sans qu’elle-même n’eut recoupé ses informations, ce qu’elle prend rarement la peine de faire il est vrai, selon une pratique que vous n’étiez pas déontologiquement tenu d’imiter. Mais il est difficile, évidemment, de recouper des sources imaginaires.

Pour tenter sans trop d’illusions, de couper les ailes à des rumeurs sans fondement, je vous précise donc les informations suivantes qui avaient été régulièrement portées à la connaissance des nouvelles autorités légitimes du pays :

1. J’ai fait déposer, début juillet, par devant le greffe du tribunal civil de Port-au-Prince, la déclaration de mon patrimoine, comme je l’avais déjà fait au début de mon mandat de Premier ministre, dans l’espoir d’inaugurer une tradition à laquelle se plieraient mes successeurs. Vous n’y constaterez pas d’enrichissement personnel. 2. Les deux véhicules « de luxe »avaient été mis à ma disposition par l’Etat Haïtien en conformité aux articles 2 et 3 de l’Arrête du 23 Novembre 2005 qui prévoit pour tout ancien chef d’Etat et de Gouvernement un Secrétariat, un service de sécurité rapprochée et des moyens de transport adéquat, tout ceci á la charge de l’Etat. Quand j’ai été informé officiellement le 19 Juillet 2006 que les bénéfices prévus à l’Arrêté du 23 Novembre 2005 ne seraient accordés qu’aux anciens dignitaires résidant en Haïti, j’ai immédiatement pris contact avec le Consulat d’Haïti à Miami pour coordonner la remise de ces véhicules au gouvernement Haïtien. Ceci a été fait par mes soins dès le lendemain 20 Juillet 2006. 3. Je n’ai bien évidemment jamais émis de décret octroyant des indemnités (« privilèges ») de 15.000 dollars US aux anciens Premiers ministres (sous entendu moi-même). Ce genre d’information, cher Nouvelliste et chers Parlementaires, était quand même très facile à vérifier, en l’occurrence auprès du « Moniteur », ou du ministère des Finances, ou du Secrétariat du Conseil des Ministres.

Sur le fond, enfin, de votre article, à propos de per diem prétendûment « auto-accordés » (le montant des per diem est fixé par l’administration et non pas par le Premier Ministre) par Latortue qui seraient élevés à « 44 millions de gourdes » en deux ans, cette somme correspondrait peut-être aux sommes investies par la Primature pour les frais de sa diplomatie et de ses nombreux déplacements à l’étranger ; frais engagés pour la défense et la promotion des intérêts d’Haïti et aussi pour mettre fin á l’isolement d’Haïti sur le plan international. (N’oublions pas si vite ce qu’était le pays au lendemain du départ d’Aristide !). Un tel investissement a permis, entre autres, d’obtenir la fin des sanctions contre Haïti, le renouvellement de l’aide internationale par l’octroi, á travers la CCI, de 960 millions de dollars effectivement engagés à cette date sur le terrain. Ce « million de dollars » dépensés en notes d’hôtels, de transports, de représentation, peut apparaître, je le sais bien, comme une insulte à l’oreille de la femme, de l’homme et des enfants d’Haïti qui ont faim. Accordez-moi que cette dépense a été utile (960 autres millions de dollars investis !), qu’elle est très modeste au regard des usages en cours dans les pays en développement á diplomatie dynamique , qu’elle est infiniment inférieure aux dépenses non productives dilapidées par la présidence Aristide pour gaver ses avocats et ses groupes de pressions aux Etats-Unis et en Afrique, et qu’elle est probablement du même ordre (car les hôtels, les restaurants et les avions ne sont pas gratuits), que celle engagée par la nouvelle équipe gouvernementale pour des voyages à l’étranger, avant même son investiture officielle et depuis .D’ailleurs , je souhaite respectueusement , au passage , aux nouveaux chefs de l’exécutif,encore plus de résultats, et de récolter le 25 juillet ce que nous avons essayé de semer, pour « un million de dollars », dans les décombres de Lavalas...

Je termine, simplement pour ne pas être accusé de ne pas les mentionner, les fonds de relogement de Fond Verrettes. Leur usage, n’était pas du ressort du Premier Ministre. Le Premier ministre, d’hier et d’aujourd’hui, ni le Président, ne sont pas chargés de tout (heureusement !). Arrêtons la fable duvaliérienne et aristidiste des hommes providentiels ou des prophètes. Si scandale il y a eu, cher « Nouvelliste », chers journalistes, enquêtez, investiguez, recoupez les témoignages, retournez sur le terrain, questionnez, contestez, proposez, démontrez, investissez (car une information coûte beaucoup plus cher et d’efforts qu’un zin)...

Je me tiens bien évidemment à votre disposition, comme à celle de vos confrères, et de tous les organismes autorisés et des autorités légitimes, pour apporter toutes précisions utiles à la vérité et donc au renforcement de la démocratie balbutiante dans notre chère Haïti. Je m’honore pour ma part d’avoir apporté une petite pierre à l’édifice, et d’être en tout cas inattaquable sur le terrain de l’intégrité, ma plus grande ambition restant d’avoir créé sur ce plan un exemple et un précédent que j’aimerais incontournables.

En toute bonne foi,

Gérard Latortue

ALLEGATIONS CONTRE L'ANCIEN PREMIER MINISTRE GERARD LATORTUE

Gérard Latortue et l’Eldorado haïtien

lundi 31 juillet 2006

Débat

Par Castro Desroches

Soumis à AlterPresse le 30 juillet 2006

Connaissez-vous le pays de l’opportunité par excellence ? Vous êtes passé tout a fait à coté si vous avez répondu les Etats-Unis d’Amérique. La réponse exacte est plutôt Haïti, le pays le plus pauvre de l’hémisphère. Chaque jour, des milliers d’Haïtiens à la recherche d’un lendemain meilleur rêvent de gagner les côtes américaines. Ils ne reculent devant aucun sacrifice pour obtenir un visa ou même affronter les dents de la mer. Ce qu’ils ne savent pas toujours, c’est que le vrai Eldorado, c’est Haïti où les fortunes se font à un rythme époustouflant. Des mines de billets verts se retrouvent un peu partout sur la terre bénie d’Haïti. Particulièrement dans les parages de l’Administration publique. Quelques coups de pioches à gauche puis à droite et vous vous retrouvez un beau matin aussi riche qu’un riche d’un pays riche.

En 2005, le président des Etats-Unis M. George Bush et sa femme Laura ont gagné ensemble un total de $ 618,694. Après avoir payé $187,768 d’impôts sur le revenu et contribué $ 75,560 à des organisations humanitaires, ils se sont « contentés » de la bagatelle de $ 355.366. Aux Etats-Unis, le Président de la république est légalement et moralement obligé de divulguer ses revenus chaque année. A la fin de son mandat, il ne peut pas aller se cacher en Haïti ou à Boca Raton pour éviter de déclarer son patrimoine.

On ne sait pas combien le Premier ministre Gérard Latortue percevait comme salaire. Cependant, si l’on se base sur la généreuse « pension » qu’il vient de s’attribuer ($ 15.000 US par mois selon Le Nouvelliste du 25 juillet 2006), on peut s’en faire une idée. En toute logique, son salaire devrait être plus élevé que sa pension. Mais là encore, nous sommes en Haïti, le pays où « l’impossible est possible et le possible impossible. »

On se plaisait souvent à sous-estimer et à ridiculiser notre Premier ministre intérimaire. En toute humilité, je dois concéder aujourd’hui que M. Latortue est un technocrate très « intelligent ». Il vient de prouver par A plus B qu’il est possible à un dignitaire haïtien de gagner « légalement » plus d’argent que le Président de la première puissance économique du monde. Bravo Gérard ! Je suis fier de vous ! La corruption n’est plus ce qu’elle était.

En plus de son salaire mensuel, Latortue se serait attribué en Per diem la rondelette somme de 1 million de dollars US. A tout seigneur tout honneur. Ne parlons même pas des deux voitures rutilantes (total $ 90.000 US) achetées aux frais de la République pour sa douillette retraite floridienne. Au technocrate bénévole, la Patrie reconnaissante. Le scandale prenant des proportions énormes, M. Gérard Latortue a dû restituer les deux véhicules à M. Ralph Latortue, Consul Général d’Haïti à Miami. Pure coïncidence.

Sous Jean-Claude Duvalier les voitures Volvo étaient très à la mode dans les cercles privilégiés. Les gens disaient avec ironie : le vol vaut la Volvo. Que dire alors de notre honorable ex-Premier ministre ? Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut plus accuser M. Latortue de lenteur. Son vol vers Boca Raton a été impeccable. Qui va vite arrive vite...

Selon Forbes Magazine, le revenu moyen d’une famille américaine est de $43.000 par an. Cela représente une pitance par rapport à ce que vous pouvez acquérir si vous « gérez » les deniers publics en Haïti. Certains se questionnent encore sur le goût morbide de l’Haïtien pour le pouvoir. Certains s’étonnent de la multiplication des partis politiques, des candidats à la candidature, à la Primature etc. Certains s’étonnent de la persistance de l’instabilité et de notre darwinisme politique. En Haïti, la politique rapporte gros et le pouvoir est une grande mangeoire. Les malversations de M. Latortue prouvent une fois de plus que le pouvoir en Haïti est le corridor de la tentation. A chacun selon ses besoins. A moins d’avoir des scrupules : « politicien aujourd’hui, millionnaire demain. »

Contact : cdesroches2000@aol.com

Du désordre administratif au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique sous le gouvernement intérimaire.

Désordre dénoncé par un des membres du Cabinet du l’actuel Ministre. Kedler Augustin fait état de la création, sous l’administration de Henry Marge Dorléan, de nombreuses directions et commissions bidon. Il a aussi fait état d’un recrutement irraisonné d’employés dont le nombre génère une charge trop lourde pour le budget du dit Ministère.

Selon Me Augustin, le Ministère de la Justice fait face à des difficultés d’ordre financier et à une absence d’archives dues à la mauvaise gestion de celui-ci par l’équipe précédente. Il préconise la création d’une commission d’enquête appelée à travailler, de concert avec les autorités judiciaires, sur la gestion des dits technocrates du gouvernement de transition.

Le président de la Commission des Affaires Intérieures au Sénat haïtien dénonce lui aussi des fraudes massives perpétrées sous le gouvernement intérimaire et exhorte les nouvelles autorités haïtiennes à ouvrir une enquête.

Kelly C. Bastien était l’invité de Gary Pierre Paul Charles à l’émission Moment Vérité de ce Samedi.

lundi 31 juillet 2006

(Source radio Signal FM sur http://www.signalhaitifm.com