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9月4日
Elles recommandent « une dépolitisation » du dossier de la migration haitienne en Rép. Dominicaine
Samedi 2 septembre 2006 par Gotson Pierre
Kristiansand, 2 sept. 06 [AlterPresse] --- Les délégations haïtienne et dominicaine au séminaire sur la paix et la réconciliation, qui se déroule en Norvège, ont paraphé ce 2 septembre la Déclaration de Kristiansand (Sud), où se sont poursuivis les échanges débutés à Oslo le 29 août.
La déclaration, signée par les chefs des deux délégations, Clément Joseph du coté haïtien et Lorenzo Mota King du coté dominicain, présente la question migratoire haïtienne en République Dominicaine comme « un défi que les deux pays se doivent de solutionner ». Elle recommande « une dépolitisation du dossier et la définition par les deux Etats d’un cadre global » pour son traitement en tant que « phénomène social ».
Les délégations se sont prononcées également sur les questions de la prévention des désastres et des réponses aux situations d’urgence, la violence et l’éducation orientée vers l’amélioration des relations entre les deux peuples.
Le document, paraphé en présence du maire de Kristiansand, Jean Oddvar Skisland, a été lue à l’assistance, composée de plusieurs autorités locales, d’observateurs norvégiens et des membres des deux délégations, dont Nicole Grégoire, du ministère haïtien des affaires étrangères, Inocencio Garcia, de la chancellerie dominicaine, des sénateurs Mario Torres (Rép. Dominicaine) et Edmonde Beauzile (Haiti).
Les participants ont fait valoir que, les deux pays partagent un même écosystème et sont exposés à des catastrophes naturelles. De ce fait, « il est nécessaire que les deux Etats parviennent à une collaboration dans la gestion des désastres et des réponses à donner aux situations d’urgence », indique le document.
En ce qui concerne la violence, « de quelle que forme que ce soit », elle « affecte les deux sociétés », soutiennent les deux délégations. Elles « encouragent le renforcement des liens de coopération existant entre les autorités compétentes pour y faire face » et « suggèrent de mettre l’emphase sur les interventions sociales adéquates ».
D’autre part, la déclaration de Kristiansand souligne que « différentes institutions de socialisation et des politiques jouent un rôle important dans le type de relations développées entre les deux peuples ». Certaines de ces relations sont caractérisées par une certaine méfiance, ajoute le document, qui préconise « un changement de paradigme dans les programmes éducatifs, les médias, les églises, les institutions culturelles, la famille et de la part des pouvoirs de l’Etat en vue de parvenir à une compréhension mutuelle et de meilleures relations ».
Selon la déclaration, les deux parties ont convenu d’élaborer un plan stratégique d’actions et des projets nationaux et binationaux visant à concrétiser leurs recommandations.
Plusieurs personnalités ont salué l’étape franchie par le dialogue entre Haitiens et Dominicains sous les auspices de la Norwegian Chrurch Aid (NCA) avec l’appui du gouvernement norvégien, qui a été abondamment remercié.
Des cadeaux symboliques ont été remis par des membres des deux délégations au maire Skisland. Ce dernier a également reçu deux originaux en Espagnol et en Français du document.
Prenant la parole à cette cérémonie, la sénateure Beauzile a lancé l’idée de la constitution d’un bloc parlementaire de la frontière en Haïti et en République Dominicaine. Elle a assuré de l’appui du parlement haïtien au processus en cours et promis de servir de « catalyseur » dans les démarches entreprises afin de parvenir à de meilleures relations entre les deux pays.
De son coté, le sénateur Torres a exprimé son accord avec son homologue haïtienne sur l’idée de constitution d’un bloc parlementaire de la frontière, afin de travailler « à la paix et au développement durable sur l’île d’Haïti ». « Désormais, je suis un acteur pour la paix », a-t-il lancé.
La cérémonie, agrémentée de chansons folkloriques de la Norvège, a bénéficié du cadre serein du Krutthuset, un immeuble du port de Kristiandsand, qui date du 18ème siècle et qui garde encore son aspect d’antan.
Les délégations doivent se retrouver le 3 septembre à Oslo afin de finaliser d’autres aspects de leurs travaux, avant de se séparer tôt dans la matinée du 4 septembre. [gp apr 02/09/2006 21:00]
Gotson Pierre [AlterPresse - Haiti]
Déclaration de Kristiansand, du Séminaire sur la Paix et la Réconciliation haitiano-dominicaine
dimanche 3 septembre 2006
Document paraphé le 2 septembre 2006 à Kristiansand, Norvège, par Haiti et la Rép. Dominicaine, dans le cadre du Dialogue haitiano-dominicain des Eglises
Obtenu par AlterPresse à Kristiansand le 2 septembre 2006
Dans le cadre du Dialogue haitiano-dominicain des Eglises, les délégations haïtienne et dominicaine se sont réunies, du 28 août au 4 septembre 2006, dans les villes d’Oslo et de Kristiansand, Royaume de Norvège, sous les auspices du Ministère des Affaires Etrangères de Norvège et de l’Aide de l’Eglise Norvégienne. A cette réunion ont été invités des représentants de l’Etat, de la société civile, des églises, des médias, des diplomates accrédités en Haïti et en République Dominicaine et des observateurs internationaux.
Cette rencontre fait suite à la Première Conférence Internationale pour le futur des relations Entre la République D’Haïti et la République Dominicaine tenue à Santo Domingo du 3 au 5 mai 2006.
Les travaux des deux délégations ont porté sur des thèmes suivants d’intérêt communs :
· La Prévention des désastres et les réponses aux situations d’urgence · La Prévention de la Violence · Les Questions migratoires · L’Education orientée vers l’amélioration des relations entre les deux peuples.
Les participants et participantes ont reconnu que, les deux pays partageant un même écosystème et étant exposés à des catastrophes naturelles, il est nécessaire que les deux Etats parviennent à une collaboration dans la gestion des désastres et des réponses à donner aux situations d’urgence.
Les participants et participantes, ayant constaté que la violence, de quelle que forme que ce soit, affecte les deux sociétés, encouragent le renforcement des liens de coopération existant entre les autorités compétentes pour y faire face. De même, ils leur suggèrent de mettre l’emphase sur les interventions sociales adéquates.
Les participants et participantes reconnaissent que la migration est un phénomène social qui touche les deux pays. Cependant, la question migratoire haïtienne en République Dominicaine représente un défi que les deux pays se doivent de solutionner. Pour cela, les participants et participantes recommandent une dépolitisation du dossier et la définition par les deux Etats d’un cadre global pour le traitement de la question migratoire.
Les participants et participantes ont constaté que différentes institutions de socialisation et des politiques jouent un rôle important dans le type de relations développées entre les deux peuples. Certaines de ces relations sont caractérisées par une certaine méfiance. Les participants et participantes préconisent un changement de paradigme dans les programmes éducatifs, les médias, les églises, les institutions culturelles, la famille aussi bien de la part des pouvoirs de l’Etat en vue de parvenir à une compréhension mutuelle et de meilleures relations.
Après les différentes séances de travail, déroulées soit en atelier soit plénière, les deux parties ont convenu d’élaborer un plan stratégique d’actions et des projets nationaux et binationaux visant à concrétiser les recommandations faites sur les divers thèmes susmentionnés.
Les deux délégations, remercient le gouvernement et le peuple norvégien pour l’appui qu’ils ont donné au processus à travers le Ministère des Affaires Etrangères et l’Aide de l’Eglise Norvégienne, avec l’espoir que cet appui se poursuivra.
Fait dans la ville de Kristiansand, le 2 septembre 2006, en deux originaux français et espagnol. Les deux versions originales faisant également foi.
Clément Joseph / Pour la Partie Haïtienne
Lorenzo Mota King / Pour la Partie Dominicaine
Déclaration de Kristiansand, du Séminaire sur la Paix et la Réconciliation haitiano-dominicaine
dimanche 3 septembre 2006
Document paraphé le 2 septembre 2006 à Kristiansand, Norvège, par Haiti et la Rép. Dominicaine, dans le cadre du Dialogue haitiano-dominicain des Eglises
Obtenu par AlterPresse à Kristiansand le 2 septembre 2006
Dans le cadre du Dialogue haitiano-dominicain des Eglises, les délégations haïtienne et dominicaine se sont réunies, du 28 août au 4 septembre 2006, dans les villes d’Oslo et de Kristiansand, Royaume de Norvège, sous les auspices du Ministère des Affaires Etrangères de Norvège et de l’Aide de l’Eglise Norvégienne. A cette réunion ont été invités des représentants de l’Etat, de la société civile, des églises, des médias, des diplomates accrédités en Haïti et en République Dominicaine et des observateurs internationaux.
Cette rencontre fait suite à la Première Conférence Internationale pour le futur des relations Entre la République D’Haïti et la République Dominicaine tenue à Santo Domingo du 3 au 5 mai 2006.
Les travaux des deux délégations ont porté sur des thèmes suivants d’intérêt communs :
· La Prévention des désastres et les réponses aux situations d’urgence · La Prévention de la Violence · Les Questions migratoires · L’Education orientée vers l’amélioration des relations entre les deux peuples.
Les participants et participantes ont reconnu que, les deux pays partageant un même écosystème et étant exposés à des catastrophes naturelles, il est nécessaire que les deux Etats parviennent à une collaboration dans la gestion des désastres et des réponses à donner aux situations d’urgence.
Les participants et participantes, ayant constaté que la violence, de quelle que forme que ce soit, affecte les deux sociétés, encouragent le renforcement des liens de coopération existant entre les autorités compétentes pour y faire face. De même, ils leur suggèrent de mettre l’emphase sur les interventions sociales adéquates.
Les participants et participantes reconnaissent que la migration est un phénomène social qui touche les deux pays. Cependant, la question migratoire haïtienne en République Dominicaine représente un défi que les deux pays se doivent de solutionner. Pour cela, les participants et participantes recommandent une dépolitisation du dossier et la définition par les deux Etats d’un cadre global pour le traitement de la question migratoire.
Les participants et participantes ont constaté que différentes institutions de socialisation et des politiques jouent un rôle important dans le type de relations développées entre les deux peuples. Certaines de ces relations sont caractérisées par une certaine méfiance. Les participants et participantes préconisent un changement de paradigme dans les programmes éducatifs, les médias, les églises, les institutions culturelles, la famille aussi bien de la part des pouvoirs de l’Etat en vue de parvenir à une compréhension mutuelle et de meilleures relations.
Après les différentes séances de travail, déroulées soit en atelier soit plénière, les deux parties ont convenu d’élaborer un plan stratégique d’actions et des projets nationaux et binationaux visant à concrétiser les recommandations faites sur les divers thèmes susmentionnés.
Les deux délégations, remercient le gouvernement et le peuple norvégien pour l’appui qu’ils ont donné au processus à travers le Ministère des Affaires Etrangères et l’Aide de l’Eglise Norvégienne, avec l’espoir que cet appui se poursuivra.
Fait dans la ville de Kristiansand, le 2 septembre 2006, en deux originaux français et espagnol. Les deux versions originales faisant également foi.
Clément Joseph / Pour la Partie Haïtienne
Lorenzo Mota King / Pour la Partie Dominicaine 9月1日
Éduquer les Haitiens et les Dominicains « au vrai, au bien et au beau, et non au faux, au mal
Extraits d’une intervention de Clément Joseph, directeur exécutif du Dialogue haïtien des églises, le 31 août 2006, au Séminaire haitiano-dominicain sur la Paix et la Réconciliation – Oslo, 27 août-4 septembre 2006
Document obtenu par AlterPresse le 31 août 2006
(…)
Dans le cadre de ce processus d’interactions entre les églises haïtiennes et dominicaines, si on doit éduquer, il va falloir le faire au vrai, au bien et au beau, et non au faux, au mal ou au laid.
(…) sans intention positive, sans norme, il n’y a pas d’éducation. On peut toujours transmettre des connaissances scolaires auréolées de stéréotypes négatifs qui détruisent les relations et empoisonnent la vie. Mais pour sortir d’une situation jugée incorrecte et passer à une autre où les rapports humains sont si non excellents mais vivables, il faut absolument une intention positive et des normes qui vont contribuer au cheminement pédagogique des actions éducatives.
C’est dans cet ordre d’idées, que quand nous parlons d’éducation dans le cadre du dialogue haitiano-dominicain des églises, nous la considérons comme un corps de connaissances et de valeurs à partir duquel, nous pouvons présenter aux jeunes quisqueyens , un système de traitement cognitif, affectif et conatif.
Nous partons de l’hypothèse selon laquelle les deux peuples ne se connaissent pas suffisamment ou se connaissent mal, et nous pensons que ça constitue un prisme déformant qui envoie des images déconcertantes, créant une perception négative de l’un vis-à-vis de l’autre et fait miroiter le spectre d’une vie insulaire suspecte, méfiante et peu supportable.
Alors nous estimons que c’est assez stressant pour qu’on se sente fatigué et qu’on ne veuille pas léguer un tel héritage aux enfants.
Une observation préliminaire conduite par le Docteur Rachelle Doucet a mis en évidence cette insuffisance de connaissances et de reconnaissances mutuelles en soulignant le fait qu’au niveau des curricula appliqués dans l’Ile, l’absence d’éléments traitant de la vie de chacun des deux peuples est remarquable.
Les observations du docteur Doucet ont été présentées à l’occasion des deux premiers congrès des éducateurs haïtiens et dominicains tenus à Santo Domingo en 2004 et 2005.
A l’unanimité, les directeurs d’écoles et les enseignants présents à ces congrès avaient décidé de participer à une dynamique d’inter échanges éducatives entre Haïti et la République dominicaine.
Le Dialogue des églises, pour rendre effectif l’enthousiasme des éducateurs des deux cotés de l’Ile, a élaboré, avec le concours du Docteur Doucet, les grandes lignes d’un programme que nous appelons : Programme A. Nobel Pour l’éducation a la tolérance et a la paix. Ce programme contient deux grands axes.
Premièrement, l’analyse des curricula en application dans chacun des pays en référence à une intention éducative positive, des normes et des valeurs susceptibles de maintenir élevée la dignité des deux nations et dans la perspective d’éduquer au bien, au vrai et au beau. Ceci implique, comme nous l’avons mentionné plus haut, un processus de traitement cognitif, affectif et behavioral.
Et, comme il ne nous parait pas utile et même faisable d’entrer dans une démarche introspective pour évaluer le niveau d’intelligence émotionnelle des uns et des autres, il va falloir engager les deux communautés dans une dynamique de lutte conjointe contre l’ignorance, et les comportements observés sur le terrain pourront témoigner du progrès des populations cibles en termes de connaissances et de valeurs. Les stratégies définies jusqu’à présent, consistent à jumeler des écoles haïtiennes à des écoles dominicaines et de mettre à la disposition du grand publique les résultats des réflexions produites par cette expérience entre jeunes Haïtiens et Dominicains.
jeudi 31 août 2006 par Gotson Pierre
Oslo, 31 août. 06 [AlterPresse] --- L’ambassadeur Inocencio Garcia, responsable du dossier haïtien à la chancellerie dominicaine, a déclaré à Oslo que le gouvernement dominicain appuie le processus de dialogue entre les acteurs étatiques et non étatiques des deux pays, sous les auspices de l’église norvégienne, soutenue par le ministère des affaires étrangères de la Norvège.
« Le gouvernement dominicain appuie et appuiera toujours » ce processus, a affirmé Garcia à l’assemblée des participants au séminaire sur la thématique de la réconciliation et de la paix, quelques heures après son arrivée à Oslo le 30 août.
Cette déclaration contraste avec une position officielle exprimée la veille par la chancellerie dominicaine, a tenu à faire remarquer un participant. Le ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, a, en substance, rejeté la médiation de la Norvège dans des pourparlers impliquant les gouvernements des deux pays sur la question migratoire.
« Ce n’est pas l’endroit pour parler de cette déclaration », a dit Inocencio Garcia, qui n’a pas voulu commenter en public la déclaration émise par la chancellerie dominicaine.
Dans la matinée, la prise de position officielle de la République Dominicaine avait jeté un certain froid parmi les représentants de structures étatiques, de secteurs religieux et de dirigeants d’ONGs qui participent à la rencontre d’Oslo.
Lors de son discours devant les délégations des deux pays, Inocencio Garcia a tenté de rassurer sur la reconnaissance par le gouvernement dominicain des initiatives de la Norvège.
« Ma présence ici relève d’une décision du chancelier (Carlos Morales Troncoso) et c’est la preuve de l’appui du gouvernement dominicain aux efforts des autorités norvégiennes », a-t-il fait savoir.
« Le gouvernement dominicain ne rejette pas le processus » de dialogue entre les acteurs d’Haiti et de la République Dominicaine, a insisté le diplomate. Garcia a même invité les organisateurs à faire parvenir les conclusions du séminaire aux deux gouvernements afin qu’ils puissent en tenir compte dans le cadre de « la réactivation de la commission mixte » bilatérale.
A propos des relations entre les deux pays, Garcia a indiqué qu’elles connaissent des « mutations » liées aux changements qui se sont produits à travers le temps dans les deux sociétés et qu’elles sont « excellentes, non seulement au niveau officiel, mais aussi entre les deux peuples ».
Il a aussi plaidé en faveur de la prise en compte de « nouveaux paradigmes » dans les relations haitiano-dominicaines.
Abordant la question migratoire, qui a toujours semé la discorde dans les relations haïtiano-dominicaines, l’ambassadeur dominicain a soutenu que « le gouvernement dominicain n’a pas pu développer la capacité institutionnelle d’une migration (haïtienne) aussi massive ».
Selon Garcia, il faut un « renforcement institutionnel » et « il faut mettre de l’ordre dans la maison » des deux cotés de la frontière en vue d’un meilleur traitement de la question migratoire.
Des membres de la délégation haïtienne à Oslo ont exprimé des réserves sur les déclarations du responsable du dossier haïtien à la chancellerie dominicaine. Ils ont souligné que la migration haïtienne vers la République Dominicaine est le fruit d’un processus historique, qui implique également la responsabilité de secteurs dominicains.
Les autorités dominicaines maintiennent depuis des années une politique de rapatriement massif de ressortissants haïtiens, dont de nombreux sans-papiers. Ces expulsions s’accompagnent souvent d’abus et de violations des droits des migrants. [gp apr 31/08/2006 03:00]
Gotson Pierre [AlterPresse - Haiti]
8月31日
Les défis dans la reconstruction des relations haitiano-dominicaines
mercredi 30 août 2006
Extraits d’une intervention de Yves Voltaire [1], le 30 août 2006, au Séminaire haitiano-dominicain sur la Paix et la Réconciliation - Oslo, 27 aout-4septembre 2006
Document obtenu par AlterPresse le 30 août 2006 à Oslo
Je remercie les organisateurs de ce Séminaire sur la Paix et la Réconciliation, spécialement le gouvernement norvégien et le Conseil des Eglises de Norvège. Le sociologue Goerg Simmel a montré l’importance du tiers/facilitateur dans la gestion des conflits. Je félicite nos amis norvégiens pour ce rôle de tiers- facilitateur qu’ils ont choisi de jouer dans la construction de la Paix et de la Réconciliation dans le monde, spécialement en Haïti et en République Dominicaine. Tusen Takk !
Je félicite et remercie le Professeur Franc Baez pour sa brillante conférence. J’ ai particulièrement apprécie sa méthode de présentation qui met l’accent sur 5 ou 6 axes importants de la question migratoire haitiano dominicaine. Les solutions qu’il nous a proposées sont très appropriées et peuvent alimenter un fructueux débat entre la délégation dominicaine et la délégation haïtienne, où l’on retrouve de véritables spécialistes de la question migratoire comme : Colette Lespinasse, Nicole Grégoire, Edwin Paraison et Julio Antonio Acosta (Julin), etc.
Mes commentaires ne porteront pas sur les solutions elles-mêmes élaborées par le Professeur Franc Baez, mais plutôt sur les conditions requises pour que les deux Etats-Nations puissent mettre en application ces propositions. C’est pourquoi mon commentaire pourrait s’intituler : Combat de coqs ou Ponts à Construire ? Les défis dans la reconstruction des relations haitiano-dominicaines.
Leopold S. Senghor aimait à dire que lorsqu’on a bien fait l’historique d’un problème, on l’a a moitié résolu. C’est moi qui ai ajoute “bien”. Et j’entends par « bien faire l’historique » : jeter a la fois un regard rétrospectif critique et un regard prospectif créatif sur le problème. L’efficacité du processus de construction durable de la paix et de la réconciliation dans la vérité et la justice sont à ce prix. Dans le cas du problème migratoire dans la question haitiano-dominicaine, je me demande d’une part, quel type d’histoire a permis la construction de ce que nous avons hérité dans nos mentalités et nos structures sociales ? Et d’autre part : quel type de société le peuple haïtien et le peuple dominicain veulent-ils construire ensemble sur l’île ? Et par conséquent, quel changement de mentalité et de structures sociales cette construction nécessite-t-il ? C’est dans le cadre de ces questions que je voudrais inviter a analyser les propositions du professeur Baez, fruits de nombreuses années de recherche et d ‘enseignement.
J’aimerais faire brièvement 4 remarques, relevant de la sociologie des conflits et de la sociologie prospective, pour éclairer ces questions et alimenter ainsi le débat sur la Conférence du Professeur Baez. J’ai beaucoup apprécie que le Professeur Baez insiste sur le fait que les immigres sont des acteurs, des sujets historiques et non point de simples objets du marche clandestin. Les travailleurs saisonniers haïtiens, légaux ou illégaux en République Dominicaine font partie de la Diaspora haïtienne qui contribue a la croissance économique de ses pays d’accueil et qui fournit aux familles haïtiennes plus d’un milliard de dollars par an, soit beaucoup plus que l’aide et la coopération multilatérales. On peut dire autant des immigres dominicains et dominicaines en Haïti et de la diaspora dominicaine. Professeur Baez a parle aussi des autres acteurs ou agents sociaux qui interviennent dans la migration. Je présenterai succinctement 4 acteurs ou sujets influents ou joueurs dans les relations haitiano-dominicaines, et leur façon de tenir compte a la fois de la mémoire et de l’utopie des deux peuples dans la recherche de solutions a leurs problèmes communs.
1. Jean Price-Mars et la question haitiano-dominicaine
Dr Jean Price-Mars, ce grand penseur haïtien [2], surtout connu pour son maître ouvrage ‘Ainsi parla l’Oncle’ sur les racines africaines de la culture haïtienne, a aussi rédigé deux volumes incontournables sur l’histoire des relations haitiano-dominicaines. Son titre est très évocateur : La République d’Haïti et la République dominicaine, divers aspects d’un problème historique, géographique et ethnologique.
Apres avoir minutieusement mené une investigation sur l’histoire de nos deux Etats-nations, en soulignant notamment l’influence de Toussaint Louverture a partir de 1801 (avec son mot d’ordre : L’île une et indivisible) et de Fabre Nicolas Geffrard (dans la deuxième indépendance dominicaine de l ’Espagne en 1865) ,Price-Mars s’interroge sur l’avenir des relations entre eux. Il se montre très pessimiste et dit entrevoir non point un soleil brillant (comme celui d’Oslo) mais plutôt un dangereux ouragan tropical. Pourquoi ? A cause dit-il de la mentalité des dominicains par rapport aux haïtiens. Sans un changement de cette mentalité, les deux communautés sont appelées à s’affronter jusqu’ au carnage, jusqu’à ce que l’une fasse disparaître l’autre.
2. Joaquim Balaguer et l’anti-haitianisme dominicain
Dr Joaquin Balaguer, qui a dirige la République dominicaine pendant 5 mandats non- consécutifs, a rédigé un important ouvrage intitule : La isla al reves : Haïti y el destino dominicano. [3]
Il est extrêmement important de remarquer qu’il le dédie à Jean Price-Mars. En effet, il va y reconnaître la validité de la plupart des faits et interprétations proposés par l’historien et ethnologue haïtien mais aussi utiliser ses affirmations pour confirmer sa thèse de la différence essentielle entre Haïtiens et Dominicains : L’un d’origine dahoméenne et l’autre d’origine espagnole ; l’un pratiquant le vodou et l’autre foncièrement catholique, etc. Il va considérer le flux de travailleurs saisonniers ou braceros haïtiens comme une invasion pacifique. Enfin il se prononce contre toute fusion des deux Etats mais se montre en faveur d’une fédération, si Haïti accepte grosso modo de renoncer à sa culture africaine et de retenir son flux migratoire.
Je n’ai pas le temps d’émettre mes réserves critiques sur la pensée de ces deux grands idéologues et hommes d’Etat. Mais leur influence demeure très actuelle. Elle a contribue a créer une mentalité de coqs de combat entre les deux peuples : coq créole contre coq panyòl, qui défendent leur territoire et sont prêts à se battre jusqu’à la mort. Par exemple, de temps a autre certains secteurs extrémistes des deux cotes de la frontière font circuler sur Internet ou dans la presse un article sur une possible invasion d’Haïti par l’armée dominicaine.
Dans cette phase de la mondialisation dont nous sommes les contemporains, cette mentalité de coqs de combat mérite d’être dépassée et commence à l’être timidement depuis les années 90. Certes l’écart économique se creuse de façon accélérée entre les deux peuples : le PNB par habitant est de 380$ en Haïti et de 1.127$ en République Dominicaine. Certes, en 1991, le président Balaguer avait expulse en très peu de temps plusieurs milliers d’Haïtiens et la semaine dernière plus de 500 haïtiens (dont 2 Guadeloupéens et plusieurs dominicains de couleur café) viennent d’ être brutalement rapatries avant même de toucher le fruit de leur pénible labeur. Toutefois , on constate un lent changement de paradigme dans les relations dominicano-haitiennes, je dirais a partir de la formation de la Commission Mixte haitiano dominicaine en 1995. Ce nouveau paradigme qui émerge lentement malgré la persistance de l ancien paradigme de coqs de combat , est caractérisé par une mobilisation de réseaux d’organisation des deux sociétés civiles a cote de l’action politique des deux Etats.
3. Emergence d’un nouveau paradigme : Reconstruction des relations sur l’île Quisqueya
Un des chercheurs d’origine dominicaine à s’être penché sur ce changement de paradigme dans les relations haitiano-dominicaines est Samuel Martinez [4], professeur a State University de New York. Un de ses articles sur le sujet s’intitule : Not a Cockfight. Rethinking haitian-dominican relations.
Du coté haïtien, je signale les travaux du LAREHDO, le laboratoire sur les relations haitiano-dominicaines, anime notamment par le géographe haïtien Jean-Marie Theodat, professeur a la Sorbonne, qui fait des observations permanentes notamment sur les échanges au niveau des produits agricoles entre les deux pays, en vue de transformer le phénomène de double insularité entre les deux peuples partageant l’ile Quisqueya.
Mais je voudrais surtout souligner l’apport de la Plate-forme d’une dizaine d’organisations (dont Sant Pon Ayiti qui organise en collaboration avec Ciencia y Arte et les deux gouvernements une foire eco-touristique et culturelle binationale annuelle), une Plate-forme dis-je, dénommée GARR, groupe d’appui aux Rapatriés et Réfugiés, qui fait un apport important pour construire les relations entre les deux peuples non pas sur le sable mouvant des injustices mais plutôt sur le roc solide du respect des droits humains. Par exemple, les mauvais traitements subis par les Haïtiens sont qualifiés par GARR de néo-esclavagisme, n’en déplaise à des chercheurs comme Samuel Martinez, dont je ne partage pas le point de vue sur cette question. Par ailleurs, en préparation au prochain sommet entre le président Préval et le président Fernandez, GARR a présente au ministre des Affaires étrangères, Jean Raynald Clerisme ( qui a fait sa thèse de doctorat en anthropologie économique a Yale University sur les migrants haïtiens dans le sud de la république dominicaine), des propositions qui peuvent aussi alimenter le débat qui va suivre. En voici quelques-unes :
1. La négociation avec les dirigeants dominicains d’un accord global sur la migration.
2. Dans l’attente de cet accord global, la cessation des rapatriements forces d’immigrants haïtiens ou/et de leurs descendants sur leur territoire.
3. La fin des agressions répétées contre des groupes d’Haïtiens lors d’incidents avec des Dominicains dans lesquels un ressortissant haïtien serait implique.
4. L’adoption de mesures jointes pour lutter efficacement contre le trafic et la traite des personnes
5. La révision a la baisse des frais de visa et d’immigration .
6. La négociation d’un accord commercial (et de coopération bilatérale) avec la République Dominicaine incluant également les marches frontaliers.
7. L’élargissement de la Commission Mixte Haitiano-dominicaine a d’autres secteurs engages dans la dynamique des échanges entre les deux pays.
Je voudrais toutefois ajouter a cette liste un élément important : la nécessite pour les haïtiens de reconstruire leur propre maison et d’y mettre de l’ordre. On présente souvent Haïti comme le pays le plus pauvre de l’Amérique et comme un Etat en faillite, ou une entité chaotique ingouvernable. Des hommes politiques dont un chef d’Etat de la Caraïbe vont jusqu’a oser affirmer que l’Etat haïtien n’existe pas ou qu’Haïti n’existe pas. Par conséquent, les Haïtiens non plus n’existent pas. Je préfère parler dans le cas d’Haïti d’un Etat prédateur (crocodile), d’un pays en danger de disparition mais convoite par les grandes puissances, d’un peuple nègre, afro-caribéen, menace de mort. Mais, je pense aussi que nous sommes à une étape décisive de la crise structurelle que connaît Haiti depuis des décennies. Nous sommes en effet en train de vivre une opportunité historique ou de larges secteurs du gouvernement constitutionnel haïtien, des représentants de la société civile, des partis politiques, de la presse et des églises acceptent, quoique tres timidement, de travailler ensemble sur un pacte de stabilité démocratique pour 25 ans et un plan directeur de reconstruction économique et sociale pour 25 ans. Cet effort mérite d’être soutenu par la coopération internationale, notamment avec le gouvernement norvégien. Il représente un cadre indispensable a la résolution du problème migratoire pose par les braceros haïtiens et a la construction d’une souveraineté associée entre les deux Etats de l’île Quisqueya dans la Caraïbe. Certains pensent que la misère et la crise chronique en Haïti sont a l ‘avantage de l’économie dominicaine. Je pense que la prospérité d’Haïti sera encore plus favorable à la croissance économique dominicaine et a la paix sur Quisqueya.
4. L’apport des églises dans la reconstruction des relations haitiano-dominicaines
Ma quatrième et dernière remarque soulignera l’importance de l’intervention d’un large secteur des Eglises de façon de plus en plus organisée et planifiée dans cette reconstruction des relations haitiano-dominicaines. Comme nous parlons de construction de ponts et de reconstruction de l’île Quisqueya, je me contenterai de dire a ce sujet que cette participation prophétique des secteurs d’Eglises nous aide à toujours nous rappeler la recommandation pleine de sagesse faite par le grand priant du Psaume 127 au verset premier ( en hébreu) : Im Adonay Lo Yivne Bait, Shave Amlou Bonayv bo. Si le Seigneur ne construit lui-même une maison c’est en vain que peinent ses constructeurs.
[1] Haïtien, Doctorant en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris Co-Responsable de Sant Pon Ayiti
[2] Price-Mars, Jean : La République d’Haïti et la République dominicaine, divers aspects d’un problème historique, géographique et ethnologique, 2 tomes, Port-au-Prince, 1953
[3] Balaguer, Joaquin : la isla al reves : Haiti y el destino dominicano. Santo Domingo :Fundacion Jose Antonio Caro, 1983.
[4] Martinez, Samuel : Not a Cockfight. Rethinking Haitian-Dominican Relations, Latin American Perspectives, Issue 130, Vol. 30 No.3,p.80-101, May 2003
Mgr Chibly Langlois du diocèse de Fort-Liberté et Mgr Diòmedes Espinal du Nord-Est dominicain estiment que les sans-papiers haïtiens ont droit à la dignité et méritent la compréhension des dominicains Posté le mercredi 30 août 2006 Par Radio Kiskeya
L’Evêque haïtien Chibly Langlois, responsable du diocèse de Fort-Liberté (Nord-Est) et l’Evêque du Nord-Est de la République Dominicaine, Diòmedes Espinal, ont uni leurs voix mercredi pour appeler les autorités dominicaines à "respecter la dignité humaine des immigrants haïtiens" et les citoyens dominicains à les "accueillir avec compassion et solidarité", rapporte l’agence EFE.
Les haïtiens se rendent massivement en territoire voisin pour échapper à la situation de misère, d’insécurité, de violence et de chômage qui sévit dans leur pays, ont fait remarquer les deux prélats. Ils s’exprimaient lors de la célébration du 30e anniversaire de fondation de la station catholique dominicaine radio Marién, située à la frontière avec Haïti.
Pour Mgr Espinal, les haïtiens qui affluent vers la République Dominicaine ne doivent pas être perçus comme un problème et il faut les aider et les appuyer au lieu de les rapatrier. "Ces étrangers-là sont les frères des dominicains", a-t-il insisté.
De son côté, Mgr Chibly Langlois a rappelé que les haïtiens qui cherchent à se refugier en territoire voisin tout comme les dominicains qui viennent en visite en Haïti méritent le respect des autorités des deux pays.
C’est l’une des rares fois où des autorités ecclésiastiques affichent une convergence de vue haïtiano-dominicaine sur l’épineuse question migratoire. Ce thème polémique porte souvent des membres du clergé dominicain à décocher des flèches contre les haïtiens rendus responsables de tous les maux du pays d’accueil. spp/RK
Radio Kiskeya Le chancelier Carlos Morales Troncoso estime que les délégations haïtienne et dominicaine réunies à Oslo n’ont ni titre ni qualité pour se prononcer sur la question migratoire qui doit être traitée d’Etat à Etat ; il souligne l’importance de la prochaine visite à Santo Domingo de son homologue haïtien Rénald Clérismé Posté le mercredi 30 août 2006 Par Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a indiqué mardi que le gouvernement du Président Leonel Fernàndez n’a pas besoin de la médiation de la Norvège pour engager des discussions avec les autorités haïtiennes sur la question migratoire, rejetant ainsi les discussions lancées lundi à Oslo par des représentants d’Haïti et de la République Dominicaine sous les auspices du royaume scandinave.
Dans un document remis à la presse et rendu public mercredi, M. Troncoso affirme que, contrairement à une information circulant depuis le début de la semaine à Santo Domingo, aucun processus de réconciliation entre les deux nations avec des échanges sur le thème migratoire n’a été officiellement lancé. Il soutient que l’ambassadeur Inocencio Garcìa, responsable de la division des affaires haïtiennes à la chancellerie dominicaine, n’assiste à la rencontre ouverte à Kristiansand, dans le sud de la Norvège, qu’à titre d’observateur.
"La République Dominicaine et Haïti entretiennent des relations diplomatiques et consulaires très actives et en ce moment leurs deux chancelleries s’acheminent vers la réactivation de la commission mixte bilatérale. C’est dans ce cadre seulement que sera élaboré un agenda avec une panoplie de thèmes qui concernent les deux nations", souligne le chancelier dominicain.
"Nous avons entendu dire que l’événement qui se déroule en Norvège est une conférence sur l’avenir des relations entre la République Dominicaine et Haïti sous le patronage du ministère norvégien des affaires étrangères et de l’agence de coopération de l’Eglise Luthérienne de Norvège", ajoute le document officiel.
Carlos Morales Troncoso en a profité pour mettre l’accent sur l’importance de la visite prochaine de son homologue haïtien Jean Rénald Clérismé dans la capitale dominicaine. Il précise que le chancelier haïtien aura notamment des entretiens avec le Président Leonel Fernàndez, les membres de son gouvernement, les représentants de la société civile, le secteur privé des affaires et les responsables de l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD).
Initialement prévu à la mi-août, le voyage avait dû être annulé en raison d’empêchements de dernière minute auxquels M. Clérismé avait été confronté.
"Cette visite permettra de définir les thèmes prioritaires de l’agenda des discussions entre les deux pays et de jeter les bases du prochain sommet entre les Présidents René Préval et Leonel Fernàndez", conclut Troncoso.
Jusqu’à vendredi, une assemblée paritaire réunit en Norvège vingt représentants politiques, sociaux et religieux des deux républiques de l’île d’Haïti ou Hispaniola. Cette conférence, qui constitue le prolongement d’une première organisée en mai dernier à Santo Domingo, vise notamment à dépassionner le débat sur la très sensible question de la présence massive des haïtiens en territoire voisin et à susciter des réflexions communes sur d’autres thèmes comme la sécurité et l’éducation dans une perspective de solidarité et de compréhension mutuelle.
Depuis qu’il a initié en 1999 un cycle de discussions et d’échanges périodiques entre haïtiens et dominicains - souvent hantés dans leurs relations par de graves blessures historiques- c’est la première fois que le gouvernement norvégien reçoit un tel camouflet des autorités dominicaines. spp/RK
Radio Kiskeya 8月30日
La question migratoire en débat depuis lundi entre les représentants politiques, sociaux et religieux des deux pays Posté le lundi 28 août 2006 Par Radio Kiskeya
Les gouvernements haïtien et dominicain ont lancé oficiellement lundi à Oslo sous les auspices des autorités norvégiennes un nouveau round de discussions portant prioritairement sur le problème de la migration haïtienne en territoire voisin, a annoncé la chancellerie norvégienne dans un communiqué relayé par l’agence EFE.
Cette rencontre d’une semaine à laquelle participent aussi des secteurs sociaux s’achève vendredi. Elle s’inscrit dans le cadre du processus de rapprochement et de réconciliation initié depuis un certain temps entre les deux pays. Les travaux préparatoires avaient démarré vendredi dernier à Kristiansand, dans le sud de la Norvège, avant de se poursuivre dans la capitale.
"Le développement constructif des relations bilatérales sera décisif pour la stabilité de l’île Hispaniola", estime le gouvernement scandinave qui stimule depuis 1999 les efforts visant à promouvoir une cohabitation pacifique et solidaire entre les deux républiques qui partagent une frontière terrestre de près de 400 kilomètres de long.
A l’initiative du ministère norvégien des affaires étrangères et de l’organisation humanitaire Aide de l’Eglise, les représentants politiques et religieux d’Haïti et de la République Dominicaine doivent aussi se pencher sur des problèmes de sécurité et d’éducation.
Les flux migratoires d’Haïti vers la république voisine, qui n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, préoccupent au plus haut point les autorités de Santo Domingo.
Les participants doivent aussi envisager l’organisation à l’automne à Port-au-Prince d’une conférence destinée à renforcer les relations haïtiano-dominicaines et à relancer la commission mixte créée en 1996, mais mise en veilleuse depuis plusieurs années.
Avant ces énièmes pourparlers d’Oslo, des délégations haïtiennes et dominicaines ont tenté avec plus ou moins de succès de décrisper les relations entre les deux peuples constamment mises à mal par de vieux contentieux historiques.
Quant à la Norvège, ses bons offices offerts des deux côtés de l’île et ses interventions répétées en faveur d’une culture de paix et de tolérance dans le débat politique haïtien lui permettent à coup sûr d’augmenter son capital sur la scène diplomatique internationale. spp/RK
Radio Kiskeya 8月28日
De nombreux vieillards et enfants font partie du groupe Posté le mercredi 23 août 2006 Par Radio Kiskeya
220 sans-papiers haïtiens, en majorité des vieillards et des enfants, ont été déportés mardi vers Haïti après avoir été arrêtés à Santo Domingo par des inspecteurs de la direction générale de l’immigration et des militaires attachés à ce service, rapporte mercredi le quotidien dominicain El Caribe.
Des fonctionnaires du département des affaires haïtiennes affirment que ces personnes ont été appréhendées dans des points clés de la capitale dominicaine où ils pratiquaient la mendicité. Outre un grand nombre de personnes âgées et 25 enfants, des femmes, dont certaines enceintes, se trouvaient parmi les rapatriés.
Les opérations ayant conduit à l’arrestation des compatriotes visaient les quartiers de Las Carreras, Calle Del Sol, 30 de Marzo et 27 de Febrero situés dans le centre commercial de Santo Domingo.
Des militaires dominicains escortaient les déportés qui ont été reconduits à la frontière à bord d’autobus jaunes appelés couramment "guaguas" en République Dominicaine.
Les services d’immigration soulignent qu’après avoir marqué une pause ces dernières semaines, ils vont intensifier les déportations en raison de l’augmentation du flux d’illégaux arrivant d’Haïti.
De plus, les autorités migratoires dominicaines soutiennent avoir toujours respecté les droits fondamentaux des déportés et réaffirment que chaque Etat peut expulser des étrangers vivant sur son territoire en situation irrégulière.
Estimés à plusieurs centaines de milliers de l’autre côté de la frontière, les haïtiens ou dominicains d’ascendance haïtienne sont socialement marginalisés et font fréquemment l’objet de déportations massives. spp/RK
Radio Kiskeya
Santo Domingo les soupçonne d’avoir voulu grossir la foule des mendiants dans les principales villes du pays Posté le jeudi 24 août 2006 Par Radio Kiskeya
Des militaires dominicains, chargés de surveiller la frontière haïtiano-dominicaine, ont arrêté jeudi 78 illégaux haïtiens qui cherchaient à entrer en territoire voisin et les ont rapatriés de force avant la fin de la journée, rapporte l’agence EFE.
Selon des sources militaires, tous ces compatriotes, des enfants et des femmes dans leur grande majorité, ont été surpris en train de traverser la frontière sans être munis des documents de voyage requis. 32 des personnes ont été appréhendées à bord d’un autobus dont la destination était Santiago. Les autres ont été interceptées en tentant de contourner les postes de contrôle militaires établis sur une partie de la bande -longue de quelque 400 kilomètres- qui sépare Haïti de la République Dominicaine.
Les autorités dominicaines affirment qu’apparemment l’ensemble de ces voyageurs clandestins devaient aller gonfler les rangs des mendiants dans les rues de Santo Domingo, de Santiago et d’autres villes du pays.
Après une courte pause, les services d’immigration dominicains ont annoncé cette semaine la reprise des opérations de déportation. Les haïtiens et/ou haïtiens d’ascendance dominicaine risquent d’en souffrir massivement une fois de plus. spp/RK
Radio Kiskeya 8月21日 Sa femme et sa fille, blessées, sont hospitalisées dans un état jugé grave Posté le dimanche 20 août 2006 Par Radio Kiskeya
Un homme d’affaires de nationalité haïtienne opérant sur le marché dominicain, Edgar Bilbao, 35 ans, a été abattu de plusieurs balles tandis que sa femme et sa fille ont été gravement blessées vendredi soir à Santo Domingo, rapporte dimanche l’agence en ligne dominicaine Espacinsular.
La victime, propriétaire d’un établissement de divertissement, le Gymnasium Golden Fitness, serait tombée dans une embuscade tendue par des inconnus qui circulaient dans une Honda Accord à Ozama, dans le secteur est de la capitale dominicaine. L’homme a été directement visé au volant de sa voiture et atteint de plusieurs projectiles au visage, au cou et dans d’autres parties du corps. Transporté d’urgence au centre médical Integrar, il n’a pas survécu à ses blessures.
L’épouse de l’entrepreneur haïtien, Noelia Guzmàn Peralta et la petite fille du couple, toutes deux blessées, sont en phase de récupération. Mais, leur état restait dimanche soir grave.
Le véhicule d’Edgar Bilbao, une Jetta de couleur grise, immatriculée A 256566, a été sérieusement endommagée.
La police dominicaine n’a encore communiqué aucune information sur les motivations de cet attentat, encore moins sur l’identité de ses auteurs.
Il n’était pas non plus possible de savoir depuis combien de temps M. Bilbao vivait en territoire voisin, ni s’il y possédait d’autres entreprises.
Selon une récente étude, les investissements d’entrepreneurs haïtiens dans plusieurs secteurs de l’économie dominicaine sont estimés à plus de 200 millions de dollars. Mais, pour des raisons diverses, ces capitalistes évitent systématiquement de révéler leur nationalité. spp/RK
Radio Kiskeya
8月8日
Plusieurs petits groupes d’illégaux cubains interceptés en territoire voisin ces derniers mois Posté le samedi 5 août 2006 Par Radio Kiskeya
La direction générale de l’immigration dominicaine a refoulé vendredi 14 sans-papiers cubains en territoire haïtien d’où ils étaient partis, rapporte samedi l’agence en ligne dominicaine Clavedigital.
Les cubains, qui ne disposaient pas de documents légaux de voyage, ont été surpris en territoire dominicain après avoir franchi la frontière. Les autorités de Santo Domingo n’ont pas précisé si ces personnes jugées indésirables en République Dominicaine ont été remises aux responsables haïtiens ou tout simplement abandonnées sur le territoire national.
Les déportés répondent aux noms de Carlos Rafael Luna Cedeño, Ernesto Vallejo Pérez, Marìa Nilda Garcìa Domìnguez, José Manuel Montes de Oca García, Eugenio Jesús González Carrazama et Ibranhim Luna Almontes. Figurent également sur la liste Ulises Ramón Mir Rodríguez, Rasaida Arias Cabrera, Bárbara Victoria Peña W, Leonel santiago García Arias, Luís Ramón Gala, Moisés Bartolo Villa reyes, Eglys de la caridad González Zambrano et Yanelis Maldonado Pérez.
Au cours des cinq derniers mois, au moins 27 cubains en situation irrégulière ont été arrêtés par les membres des Forces Armées dominicaines.
Comme les haïtiens et les dominicains, les citoyens de la première des grandes Antilles fuient souvent leur pays, au péril de leur vie, dans l’espoir d’améliorer leurs conditions d’existence ailleurs.
Longtemps absent d’Haïti en raison de près de 40 ans de rupture totale entre Port-au-Prince et La Havane, les cubains ont renoué avec le pays depuis le rétablissement en 1996 des relations diplomatiques et le lancement de la coopération haïtiano-cubaine qui s’en était suivie. spp/RK Radio Kiskeya 8月3日
Prochaine visite du ministre haïtien des affaires étrangères en Rép. Dominicaine
mercredi 2 août 2006
P-au-P., 2 août. 06 [AlterPresse] --- Le ministre haitien des affaires étrangères, Reynald Clérismé, effectuera une visite de travail du 14 au 16 aout prochain en République Dominicaine, a-t-on annoncé de sources officielles dominicaines, citées par l’agence EFE.
Lors de son séjour en République voisine, Clérismé devra discuter avec son homologue Morales Troncoso de la réactivation de la la Comisión Mixte Bilatérale, de questions migratoires et d’environnement.
La question migratoire a récemment été abordée à Santo Domingo par l’ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Fritz Cinéas.
Interrogé par la presse dominicaine sur les rapatriements massifs des ressortissants haïtiens vers Haiti, Cinéas a affirmé qu’il reconnaît le droit du gouvernement dominicain de renvoyer les migrants haïtiens en situation illégale dans leur pays, mais « cela doit se faire dans le respect des droits humains et de la dignité des migrants ».
L’ambassadeur a dénoncé les « déportations illégales » dont sont victimes les ressortissants haïtiens de la part des autorités dominicaines.
Cinéas a rappelé que les rapatriements doivent être opérés durant les heures de la journée. Il a souligné que les rapatriements nocturnes des Haïtiens, sont contraires au protocole signé par les deux États, de même que la séparation des familles.
Le diplomate a rejeté les allégations, selon lesquelles Haïti favorise l’entrée illégale de ses citoyennes et citoyens en territoire voisin. [gp apr 02/08/06 21:30] 8月1日
lundi 31 juillet 2006
P-au-P., 31 juil. 06 [AlterPresse] --- L’ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Fritz Cinéas, plaide en faveur d’un meilleur contrôle de la frontière haitiano-dominicaine par les autorités des deux pays.
Dans une interview accordée au quotidien dominicain Hoy (édition 30 juillet), Cinéas affirme qu’ « il doit y avoir dans les postes frontaliers, des autorités des deux États qui ne violent pas la loi et qui respectent les engagements pris par les deux gouvernements ».
Les deux États doivent pouvoir freiner le trafic des stupéfiants et les activités de la contrebande à la frontière, selon le diplomate haïtien.
Si des dispositions sont prises dans ce sens, elles « permettront de développer les échanges commerciaux entre Haïti et la République Dominicaine, lesquels génèrent des ressources estimées à environ 100 millions de dollars américains », soutient le diplomate.
Interrogé sur les rapatriements massifs des ressortissants haïtiens vers Haiti, Cinéas affirme qu’il reconnaît le droit du gouvernement dominicain de renvoyer les migrants haïtiens en situation illégale dans leur pays, mais « cela doit se faire dans le respect des droits humains et de la dignité des migrants ».
L’ambassadeur haitien en République Dominicaine rappelle que les rapatriements doivent être faits durant des heures de la journée, sans affecter le noyau familiale, c’est-à-dire, expulser un membre d’une famille vers Haïti et garder les autres sur la terre dominicaine.
Le diplomate rejette les allégations, selon lesquelles Haïti favorise l’entrée illégale de ses citoyennes et citoyens en territoire voisin.
D’un autre coté, l’ambassadeur appelle à l’établissement d’entreprises dans les régions frontalières haitiennes afin de diminuer le flux migratoire d’Haïtiens en République Dominicaine. Le 25 juillet 2006, Fritz Cinéas avait dénoncé dans les « déportations illégales » dont sont victimes les ressortissants haïtiens de la part des autorités dominicaines. Il avait souligné que les rapatriements nocturnes des Haïtiens, sont contraires au protocole signé par les deux États. [lf gp apr 31/07/06
Echanges commerciaux presqu’à sens unique au profit de l’économie dominicaine
lundi 31 juillet 2006
P-au-P., 31 Juil. 06 [AlterPresse] --- La résolution du problème migratoire constitue une pierre importante dans la construction de solides relations économiques et sociales entre Haïti et la République Dominicaine.
Ce dossier, souvent abordé par différents secteurs travaillant dans le domaine de la migration, a été soulevé le 20 juillet 2006 par Richard Mathelier du Laboratoire des Relations Haïtiano-Dominicaines (LAREHDO).
« Les relations entre les deux pays s’amélioreront le jour où sur le plan migratoire, économique et social, Haïti cessera d’être un problème pour la République Dominicaine », estime-t-il.
Mathelier faisait le point sur les perspectives du LAREHDO dans le cadre de ses observations sur les échanges commerciaux entre les deux Républiques.
Selon les données fournies par le LAREHDO, ces échanges étaient, entre 2002 et 2005, profitables aux exportateurs dominicains.
Sur les 769 millions de dollars américains d’échanges commerciaux effectués durant la période 1997-2005, les exportations dominicaines représentaient en moyenne 98%.
« Si en 2004, la part des exportations haïtiennes a pu franchir le seuil de 11%, en 2005 il y a une rechute importante de celles-ci, passant de 9 millions à 1.2 millions », constate Richard Mathelier.
Le responsable du LAREHDO déplore l’isolement des exportateurs haïtiens pendant que les producteurs dominicains pénètrent à fond le marché haïtien.
« Tout se passe comme si la frontière était un canal d’échanges à sens unique au profit de l’économie dominicaine », fait-il remarquer.
Ces contraintes évoquées par Mathelier ont des conséquences fâcheuses sur le développement économique et social d’Haïti. Il cite, entre autres, le déséquilibre de la balance commerciale, l’augmentation de l’immigration clandestine et de la contrebande, notamment en période de crise.
« En tant que deuxième partenaire commercial de la République Dominicaine, Haïti est en droit de demander des mesures compensatoires, un accès égal au marché dominicain pour ses producteurs », soutient-il.
Rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays, qui disposent d’un marché de 16 millions de consommateurs, est le souhait du Laboratoire des Relations Haïtiano-Dominicaines.
Selon des spécialistes, le marché haïtien constitue un pôle d’attraction pour les produits dominicains. Une centaine de ces produits traverse chaque jour la frontière haïtiano-dominicaine. [do gp apr 31/07/2006 17:00] 7月28日
P-au-P., 26 juil. 06 [AlterPresse] --- L’ambassadeur Haïtien en République Dominicaine, Fritz Cinéas, a dénoncé, le 25 juillet écoulé à Santo Domingo, les « déportations illégales » dont sont victimes les ressortissants haïtiens de la part des autorités dominicaines. « Les rapatriements nocturnes sont contraires au protocole signé entre les deux nations, qui prévoit le déroulement de ces activités entre 8:00 et 17:00 (heure locale) », a fait valoir l’ambassadeur, selon des informations rapportées par le quotidien dominicain Hoy.
Cinéas a fait remarquer que les media haïtiens se sont fait l’écho des abus commis contre les migrants haïtiens lors de leurs déportations. L’ambassadeur haitien reconnaît cependant le droit du gouvernement du président dominicain, Leonel Fernandez, d’effectuer « des rapatriements de compatriotes et de tout étranger illégal sur la terre dominicaine ».
Cinéas rappelle que, selon le protocole d’accord signé entre les deux États, les rapatriements doivent être faits dans le respect et la dignité des droits fondamentaux. En deux jours, soient les 3 et 4 juillet 2005, les autorités dominicaines ont expulsé environ 214 ressortissants haïtiens, dont 8 mineurs, 15 femmes et 191 hommes, via la frontière de Belladère et de Lahoye/Casse (nord-est), avait rapporté le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR).
Selon les comités des droits humains membres du réseau Jeannot Succès, qui défend les droits des rapatriés, le nombre de ressortissants haïtiens rappatriés en Haïti au cours du mois de juin, dans les points frontaliers de Ouanaminthe, Savanette, Belladère, se chiffre à 2343 personnes. [lf gp apr 26/07/06 15:00] 7月21日 Haïti-R.Dominicaine-Violences
La tentative de commercialisation d’un sac de riz au marché binational de Dajabòn à l’origine de l’incident Posté le mercredi 19 juillet 2006 Par Radio Kiskeya
Un soldat dominicain connu sous le prénom usuel de Caraballo est accusé d’avoir passé à tabac lundi une haïtienne peu avant le début des activités au marché binational de Dajabòn, rapporte mercredi la presse dominicaine.
Le militaire a également menacé de tuer la victime au cas où elle tenterait de dénoncer les sévices corporels qu’elle venait de subir.
Tout a commencé quand l’haïtienne, une marchande dont l’identité n’a pas été révélée, a tenté de résister à Caraballo qui voulait s’emparer d’un sac de riz qu’elle apportait au marché. Le militaire l’a alors rouée de coups de bâton jusqu’à l’épuisement total de ses forces.
"Selon les versions recueillies sur les lieux du drame, ce membre de l’Armée Nationale a déjà été impliqué dans d’autres incidents et des commerçants dominicains et haïtiens se sont, à plusieurs reprises, interrogés sur ses agissements", ont indiqué les médias locaux citant plusieurs témoins de l’incident.
Des marchandes ont demandé au commandant du dixième bataillon de l’armée dominicaine, dont relève la sécurité du marché binational de Dajabòn, de transférer le militaire incriminé avant qu’il ne commette un acte encore plus grave voire fatal.
Sous prétexte qu’ils transportent à Dajabòn des produits interdits comme le riz, les militaires dominicains répriment régulièrement avec la dernière rigueur des haïtiens et haïtiennes qui franchissent le point de passage frontalier de Dajabòn/Ouanaminthe pour se rendre au marché le plus fréquenté de la région, ouvert aux vendeurs et consommateurs les lundis et vendredis.
Il y a un peu plus d’une semaine, trois haïtiens avaient été tués dont un par l’armée dominicaine. Considérés comme des laissés-pour-compte en territoire voisin, les plus humbles de nos compatriotes sont fréquemment exposés aux abus de civils et militaires sans pouvoir prétendre à un minimum de justice et de réparation au regard des préjudices subis. spp/RK
Mwen reprann nouvel silaa ak lentansyon pou louvri you deba sou relasyon ant de peyi yo paske se youn nan sije ki pi popile sou fowom lan. Non selman sou fowom lan men tout kote yap pale de ayiti yo toujou fe asosyasyon a sa kap pase nan peyi panyol ak fre nou yo. Se domaj ke le ayisyen ap pale de dyaspora yo konn gen tandans bliye moun sa yo ki rete lot bo fontye ya.
Le wap li sou relasyon de peyi sa yo se le saa ou ka remake tou you karakte nan mantalite ki ankre nan zo kalbas tet sosyete ya ; mantalite ki fe you ayisyen konprann tout bagay; ke se li sel ki ka bay toutverite ak karakte eksklizif et saa pi red ato le moun saa pa menm konprann pou tet pa li sa li ap ekri ya.
Men jodi-ya pi gwo rezon ki fe ke mwen pa ta renmen louvri you deba sou zaferelasyon de peyi yo se paske gen you sitiyasyon ijans grav nan peyi ya e mwen konsidere ke tout ayisyen konsekan dwe konsantre yo e reflechi pou jwen e sigjere bon jan solisyon pou retire peyi ya anba fatra ak move santo ke lavalas la ranmase mete nan figi moun depi premye fwa ke li te desann e jounen jodi -ya tout malpwopte sayo anpeche nou respire.
sepandan mwen reprann nouvel saa paske mwen gen enpresyon ke depi ke bagay ap vi-n pi mal andedan an peyi dayiti dominiken plis pa pran ayisyen pou anyen.
You senp enpresyon se posib, men si moun deyo kap gade yo we ke ni lotorite nou yo, ni sosyete nou an pa respekte lavi moun, se posib pou sa ki gen men nivo ak kokorat nan peyi panyol panse ke si li touye you ayisyen se pa you kretyen vivan li touye.
Anplis, san nou pa bezwen chache jistifikasyon pou you zak konsa nou we nan nouvel la ke dapre sa nouvel la rapote,fanm ayisyen nan tap eseye al vann you sak diri lot bo fontye ya. Diri se youn nan pwodwi ki pa gen dwa rantre nan peyi ya. Gen you mounis ki te pale de sa deja leli tap pale de pwoteksyon de pwodiksyon lokal nan you konteks de mache globalize.
Podyab fanm saa ki mouri -ya li pa konnen ke gen lwa nan lot peyi e ke pesonn pa gen dwa transgrese la lwa.
Nou pap pedi tan al mande pou otorite anbasad la al fe envestigasyon sou sa paske lap di ke wi li pral mande de ki prevyen patati e patata men nou tout konnen kese pou fe dodo lezanfan.
Nou pap mande pou lotorite peyi dayiti reyaji paske yo pa janm fe sa pou moun kikontiney ap mouri depi kek jou anbaza-m malfekte.
Atansyon mwen atire sou konsekans kriz pepetyel saa ke ayiti ap viv la sou vwazen ki pi pre nou an setadi sou peyi panyol.
Move zeb se bagay ki pouse vit menm san lapli, san angre. Si bagay yo kontinye konsa, ayiti pral reprann you renome ke li te gen lontan non pa paske ayisyen te mechan men paske tegen anpil riches ki te konn ap sikile tou pre lanme peyi ya. Ayiti ap vin tounen you kachet ak paradi pou bandi de ho vol menm jan ke lt te kon kache pirat nan lanme li yo.
Le sa-a, tout kriminel ki bezwen chape a la jistis lakay yo gen pou vi-n lakay nou ak tout konsekans ke aksyon saa ka genyen sou estabilite sosyal, politik peyi sa yo.
A koz de kondisyon gewografik obvio, peyi kap pi santi sa se repiblik dominikenn. Sitiyasyon sila kapab asimile a you ak de agresyon e RD ka fe apel a yopun nan preskri chat nasyon zini yo pou oganizasyon saa aji an konsekans.
Anfen, sitiyasyon ensekirite kap kontinye galope oblije kontwole swa ak mwayen pa nou ou ak mwayen pa lot, paske sant kaka (eskize-m zanmi mounis KAKA) ki sanble ki pa deranje pesonn andedan peyi dayiti, komanse travese fontye.
(Source http://www.moun.com post de jopi)
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