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日志


8月8日

La Banque Caraïbéenne de Développement annonce une aide de 17 millions de dollars en faveur d’Haïti


Une partie de l’assistance sera fournie par le Fonds pétrolier de la CARICOM ; une mission technique attendue à Port-au-Prince

Posté le dimanche 6 août 2006
Par Radio Kiskeya

La Banque Caraïbéenne de Développement (CDB) accordera une assistance économique et financière de 17 millions de dollars à Haïti dans le cadre des engagements pris par la Communauté Caraïbe (CARICOM) en faveur de la reconstruction économique et sociale du pays, rapporte dimanche le quotidien guyanais Stabroek News.

Lors de la conférence internationale des bailleurs de fonds, organisée le 25 juillet dernier à Port-au-Prince, le secrétaire général adjoint de l’organisme pour les relations internationales et communautaires, Colin Granderson, avait affirmé que la CARICOM était prête à jouer sa partition en aidant les autorités haïtiennes à lancer le processus de réforme et de renforcement des institutions et à promouvoir le développement politique, économique et social du pays.

Une partie de l’enveloppe annoncée sera directement fournie par la Banque Caraïbéenne de Développement. Parallèlement, Haïti aura accès au Fonds pétrolier établi depuis 2004 par Trinidad and Tobago, précise Granderson. Ce Fonds est destiné à permettre aux Etats membres de la communauté de faire face aux difficultés découlant de la flambée constante des cours du brut et des autres variétés de produits pétroliers sur le marché international.

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint de la CARICOM précise que pour répondre à une demande du Président René Préval, une mission d’assistance technique arrivera à Port-au-Prince dans les prochaines semaines. L’organisme sous-régional souhaite également procéder à la réouverture de son bureau technique dans la capitale haïtienne en vue d’offrir au pays "une coopération fonctionnelle avec la communauté dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la gestion des catastrophes naturelles". Colin Granderson s’est dit convaincu que grâce aux nouveaux engagements la liant à la CARICOM, Haïti bénéficiera d’un "soutien politique, technique et fonctionnel du groupe sous-régional dont le processus d’intégration continue à avancer et à se renforcer".

Après deux années de rupture, en raison essentiellement du mécontentement des dirigeants politiques de la CARICOM suite à la chute de Jean-Bertrand Aristide en février 2004, les relations entre Haïti et l’espace communautaire ont été officiellement relancées début juillet à St Kitts et Nevis, à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la région.

La délégation de la Communauté Caraïbe avait suivi avec beaucoup d’intérêt la conférence des donateurs au cours de laquelle les partenaires bilatéraux et multilatéraux d’Haïti s’étaient mis d’accord sur des engagements financiers mesurés de l’ordre de 750 millions de dollars sur les quatorze prochains mois. spp/RK

Radio Kiskeya

 

 

Don de 6 millions de dollars de la Banque Mondiale à Haïti en vue d’une meilleure distribution de l’électricité

Un projet pilote destiné à rendre plus performant le réseau de l’Electricité d’Haïti et à favoriser à terme une consommation de masse
Posté le vendredi 4 août 2006
Par Radio Kiskeya

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé jeudi soir un don de 6 millions de dollars en faveur de l’Electricité d’Haïti (ED’H) en vue d’aider la compagnie nationale d’électricité à améliorer sensiblement la qualité des services qu’elle fournit à la population urbaine.

Selon un communiqué de l’institution financière internationale rendu public vendredi à Washington, cette aide qui s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote coordonné par plusieurs pays, vise la réduction des pertes d’énergie, l’augmentation des recettes et le renforcement des capacités opérationnelles de l’ED’H. "Les communautés haïtiennes sont en droit d’attendre un approvisionnement en électricité plus fiable et un meilleur service à la clientèle", a affirmé Caroline Anstey, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes. Elle ajoute que dans cette perspective, ce soutien financier doit "aider l’ED’H à améliorer son système commercial, son service à la clientèle et la collecte des recettes".

Ce projet, qui s’échelonnera sur trois ans, reposera sur trois composantes essentielles :

.L’amélioration de la qualité et de la fiabilité des services fournis par l’Electricité d’Haïti ainsi que de la politique de recouvrement de l’entreprise.

.La recherche de la satisfaction des clients dans la conception de l’organisation et des pratiques de gestion de la compagnie.

.Le renforcement de l’approche participative ainsi que des activités de gestion, de suivi et d’évaluation d’impact, afin de permettre à une population plus importante d’en bénéficier à l’avenir.

Clemencia Torres de Mästle, économiste senior et chef d’équipe à la Banque Mondiale, note que "seule une faible partie de la population haïtienne bénéficie d’un approvisionnement en électricité qui est de piètre qualité et souvent aléatoire". Selon ses estimations, "moins de 10 % de la population haïtienne a accès à l’électricité dont la distribution se situe autour de 10 heures par jour en moyenne depuis deux ans, avec des disparités énormes dans les zones couvertes".

La Banque Mondiale précise qu’outre les 6 millions de dollars fournis par l’Association internationale de développement (IDA), le projet bénéficiera d’une contribution de 1,47 million de dollars de l’Electricité d’Haïti.

La Banque soutient avoir entrepris, au cours des deux dernières années, des actions au profit du développement d’Haïti à travers la Stratégie d’appui transitoire élaborée en 2004 et approuvée par les administrateurs en janvier 2005. Insistant sur son engagement de longue durée dans le pays, elle précise avoir élaboré des programmes en vue de "redonner espoir à la population et restaurer la crédibilité des institutions publiques".

Haïti reste le pays le plus faiblement électrifié de toute la Caraïbe. De plus, l’offre d’électricité n’arrive pas à satisfaire la consommation domestique en hausse constante en raison d’une énorme pression démographique notamment à Port-au-Prince. Le niveau actuel de production de l’Ed’H et l’énergie qu’elle achète de compagnies privées utilisant des groupes électrogènes ne permettront pas non plus de répondre à une demande éventuellement plus importante de la clientèle commerciale et industrielle. spp/RK

7月21日

Haïti/Coopération : Plus de 5 milliards de dollars de projets à soutenir dans la rencontre avec les bailleurs

 

vendredi 21 juillet 2006
par
Fleurival Ladenson , Ronald Colbert

 

P-au-P., 21 juil.-06 [AlterPresse] --- Le gouvernement de Jacques Édouard Alexis envisage de soutenir des projets dont le coût de réalisation dépasse les cinq milliards de dollars américains, au cours de la réunion avec les bailleurs de fonds internationaux qui se tiendra à Port-au-Prince le 25 juillet 2006, suivant les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

 

Le régime en place ambitionne d’obtenir une enveloppe de 5 419 milliards de dollars américains auprès des donateurs internationaux en vue de mener à bien son programme de gouvernement qui couvre une période de 5 ans, peut-on lire dans un document fixant les priorités du gouvernement à défendre dans la réunion.

 

La Banque interaméricaine de développement (BID), la Banque mondiale, l’Union Européenne (UE), demeurent, entres autres, les principales sources attendues pour le financement des actions futures en Haïti, principalement les infrastructures dont les routes et l’électricité.

Les dépenses jusqu’en février 2011 pour le quinquennat de l’administration Préval / Alexis II (deuxième version, après la période de René Garcia Préval et de Jacques Edouard Alexis de 1999 à 2001) s’élèvent à 1 375 millions de dollars pour les infrastructures routières. Ces dernières incluent le « maillage routier national » qui nécessitera 1 200 millions de dollars, l’électrification des chefs lieux des départements pour 165 millions et le ramassage des ordures dans les premières villes des départements géographiques estimé à 10 millions de dollars américains.

 

A la justice et à la police, le gouvernement entend apporter un appui de 1 151 millions de dollars américains dans le cadre de la sécurité publique, fortement mise en question en juillet 2006 par les manœuvres des commandos armés.

 

Le volet agriculture/environnement exigera 850 millions de dollars sur les cinq prochaines années. Le soutien à la production, les engrais pour les plantations, les semences, l’accès au crédit pour les paysans, l’agro-industrie, le curage de lacs collinaires, le soutien à l’élevage, le biodiesel représentent les secteurs auxquels ces fonds seront destinés.

 

D’un autre côté, le gouvernement de Jacques Édouard Alexis place 800 millions dans le cadre du Renforcement de l’État, qui comprend : le Conseil électoral provisoire (CEP), le parlement, les collectivités territoriales et l’administration publique.

 

De 2006 à 2011, 500 millions de dollars seront alloués à l’éducation, dont 300 millions à la scolarisation universelle, 100 millions à la formation professionnelle et la différence à l’implantation de « Centres universitaires régionaux » en Haïti, selon le document élaboré à l’occasion de la rencontre du 25 juillet prochain.

 

500 millions de dollars seront attribués à la santé publique, qui implique la couverture sanitaire nationale et l’appui aux hôpitaux régionaux.

 

Par ailleurs, pour permettre d’arriver à une augmentation des recettes de l’état, l’actuel régime mettra à la disposition de l’Administration générale des douanes (AGD) 150 millions de dollars, lesquels doivent permettre, d’une part, de structurer les douanes, les ports et aéroports, et, d’autre part, de combattre la corruption ; monnaie courante dans ces institutions étatiques et dans les entreprises publiques en général.

 

93 millions de dollars américains devraient permettre de rendre effectif le Programme d’apaisement social (PAS), à entreprendre en faveur des couches les plus défavorisées d’Haïti. De ces capitaux, 25 millions serviront à dédommager les employés révoqués de l’administration publique à partir de février 2004, 16 millions au paiement des arriérés de salaires et 50 millions aux projets communaux.

 

En vue de générer des économies en Haïti, l’administration en place prévoit de dégager d’autres revenus en s’engageant dans un vaste mouvement de mobilisation de ressources, notamment dans le tourisme et la diaspora, indiquait le porte parole du gouvernement, Joseph Jasmin, dans une interview à AlterPresse le 17 juillet.

 

La lutte contre la corruption dans les entreprises publiques, la mise en place des services de collecte d’impôts et de taxes, représenteraient aussi d’autres sources, sur lesquelles mise le gouvernement pour augmenter les recettes de l’Etat.

 

A signaler que le document, consulté par AlterPresse, ne fait point mention de l’apport attendu, dans les différents domaines considérés, des organisations non gouvernementales qui interviennent avec des capitaux importants dans la mise en oeuvre et la réalisation de divers projets sociaux en différents points du territoire national.

 

Sur les 5 419 milliards de dollars américains à obtenir auprès des donateurs internationaux, le document consulté par AlterPresse n’indique pas quels seront les montants respectifs qui seront reçus à titre de prêts et de dons d’aujourd’hui à l’année 2011.

 

Aucune précision n’existe, non plus, sur l’éventuelle utilisation des fonds qui risquent d’être dégagés dans le cadre de l’annulation de la dette nationale sans cesse réclamée par les mouvements sociaux en Haïti. [lf rc apr 21/07/2006 2:00]

Fleurival Ladenson [AlterPresse] Ronald Colbert [AlterPresse - Haiti]