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日志


9月4日

Don de deux cent mille dollars des Etats-Unis à Haïti en soutien à un programme de modernisation de l’administration fiscale haïtienne

Don de deux cent mille dollars des Etats-Unis à Haïti en soutien à un programme de modernisation de l’administration fiscale haïtienne
Des experts du Trésor américain attendus à Port-au-Prince
Posté le samedi 2 septembre 2006
Par Radio Kiskeya

Le chargé d’affaires des Etats-Unis, Thomas C. Tighe et le ministre haïtien de l’Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil, ont signé le vendredi 1er septembre les termes de référence d’un programme de cinq ans, destiné à moderniser le système de collecte et d’administration des impôts en Haiti.

Le programme, conçu par le Bureau d’Assistance Technique du Département du Trésor Américain de concert avec la Direction Générale des Impôts (DGI), couvre des domaines spécifiques, tels l’évasion fiscale, la fraude et l’audit financier.

Le gouvernement des Etats-Unis a accordé un don d’un montant de 200.000.00 dollars américains par le biais de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) en vue de financer la phase initiale du programme, informe un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince.

Des experts du Bureau d’Assistance Technique du Trésor des Etats-Unis sont attendus à Port-au-Prince dans le cadre de la réalisation du programme.

L’annonce d’un tel programme coïncide avec la situation de tension qui règne à la frontière où les responsables de la Douane de Malpasse font face depuis maintenant plus de deux mois à des transporteurs qui, en opposition au caractère drastique des mesures fiscales adoptées, paralysent toutes les activités.

La principale revendication de ces transporteurs doublés du statut de commis en douane, est la révocation du directeur de la Douane, Jeantal Clervil. Cette demande a reçu cette semaine le soutien de certains parlementaires qui ont de plus réclamé le transfert du directeur général de la Douane, Vallès Jean Laurent.

Des associations patronales se sont résolument opposées à cette exigence, arguant qu’une telle mesure représenterait un très mauvais signal en ce qui concerne la lutte contre la contrebande et les efforts déployés en vue d’augmenter les recettes fiscales. [jmd/RK]

Radio Kiskeya

La police norvégienne, disposée à partager son expérience avec Haiti

 

 

samedi 2 septembre 2006
par
Gotson Pierre

Kristiansand, 2 sept. 06 [AlterPresse] --- La police de Kristiansand (Sud de la Norvège), qui a développé une grande expérience dans la surveillance de proximité, fait part de sa disposition à développer des échanges avec la police haïtienne.

« Nous serions heureux de partager notre expérience avec Haiti », a affirmé l’assistant chef de la police de Kristiansand, Ole Hortemo, lors d’une séance de travail, le 1er septembre, avec des délégations d’Haiti et de la République Dominicaine. Ces dernières participent à un séminaire sur la réconciliation et la paix, organisé par l’Eglise Norvégienne, en collaboration avec le gouvernement norvégien.

« Nous sommes parfois invités à parler de notre expérience et nous sommes heureux de le faire », a ajouté Hortemo, qui répondait à une question d’un délégué haïtien, après une intervention sur la méthode et la stratégie suivies par la police de Kristiansand pour faire face à la criminalité.

La police de Kristiansand, petite ville de 71000 habitants, qui dispose d’un contingent de moins de 100 policiers, est connue pour les résultats qu’elle a pu obtenir durant les dernières années en terme de maintien d’un haut niveau de sécurité et a récemment collaboré avec la police hollandaise.

A présent, une mission est en cours de préparation pour le Soudan, en Afrique, informe Bjorn Hareide, chef de la police de Kristansand.

Le chef de la police de Kristianstand, un ancien juriste, a mis au point une formule permettant de faire un suivi constant de la sécurité et de prévenir divers niveaux de crime dans la ville, notamment les actions du gang d’extrême droite Right Wingers, les gangs motorisés et les trafiquants de drogue.

« La police assure la sécurité de la ville et protège les activités légales », avec l’appui de diverses associations professionnelles et la collaboration des communautés, a souligné l’officier de police.

« Nous effectuons quotidiennement une mise à jour de nos dossiers et les policiers sont informés au jour le jour sur les criminels, les lieux où ils comptent opérer, les coups qu’ils projettent de faire et le niveau d’implication des membres de chaque gang », a expliqué Ole Hortemo.

« Les policiers apprennent à se familiariser avec la culture, l’idéologie et les symboles des gangs », a poursuivi l’assistant chef de la police de Kristiansand. Ils sont formés également pour savoir comment utiliser la loi dans le cadre d’une démarche offensive et préventive.

La police de Kristiansand, de même que tous les autres contingents de la police norvégienne, travaille en étroite collaboration avec « un système de médiation qui met le criminel face à sa victime », mais n’enlève rien aux prérogatives de la justice.

Le thème de la violence a été abondamment traité durant le séminaire réalisé au profit d’une vingtaine d’acteurs haitiens et dominicains et qui doit s’achever le 4 septembre à Oslo.

Dans un projet de déclaration finale obtenu par AlterPresse, les participants soutiennent que les sociétés haïtiennes et dominicaines sont toutes deux affectées par la violence, bien que de manière différente.

La délégation haïtienne met l’emphase sur la nécessité de développer, dans les quartiers marginalisés, des initiatives socio-éducatives, des programmes d’éducation à la paix en vue d’une culture de paix, a confié le pasteur Clément Joseph, du Dialogue haïtien des églises. [gp apr 01/09/2006 10:00]

Gotson Pierre [AlterPresse - Haiti]

9月1日

La question de la migration ne devrait pas diviser Haïtiens et Dominicains

jeudi 31 août 2006

Collaboration spéciale de Colette Lespinasse

Oslo, 31 aout 06 [AlterPresse] --- Le thème migratoire est au cœur des discussions menées par Haïtiens et Dominicains au séminaire sur la Paix et la Réconciliation organisée par l’Eglise Norvégienne, en collaboration avec le gouvernement norvégien, entre le 28 août et le 4 septembre 2006 à Oslo.

Intervenant sur le thème « solutions possibles à la question migratoire », le professeur Franc Baez de l’Université Autonome de Santo Domingo en a profité pour présenter un panorama de la migration internationale dominicaine aujourd’hui, alors que peu de temps auparavant le thème de la migration en provenance d’Haiti avait été discuté.

Chiffres à l’appui, le professeur a montré comment la crise du capitalisme et le processus de transition vers de nouveaux axes d’accumulation ont généré en République Dominicaine de vastes flux de migrants vers des pays comme les Etats-Unis, l’Espagne, la Hollande, l’Argentine etc.

« La migration fait partie intégrale du modèle de développement économique actuel de la République Dominicaine et ses effets peuvent s’apprécier à différents niveaux : dans les transferts effectués par la diaspora dominicaine, dans l’utilisation des immigrants haïtiens comme force de travail docile, flexible et à bon marché et dans les fonctions stratégiques jouées par les immigrants dans différents secteurs dynamiques de l’économie », a souligné le professeur Baez. La République Dominicaine figure aujourd’hui parmi les 12 pays du monde avec un taux élevé d’émigration, d’immigration et de circulation de personnes.

« La migration est un phénomène social et en soi, elle ne devrait pas constituer une menace ni générer des conflits » a fait remarquer le professeur Baez. Cependant, il admet que les manipulations faites par des courants politiques sur la question migratoire peuvent amener à des conflits et à la violence. Trois facteurs peuvent être à l’origine de ces conflits : la migration irrégulière, l’exclusion des minorités que constituent les migrants au sein d’un pays et les discriminations basées sur certaines idéologies.

Selon le professeur Baez, trois visions différentes de la migration sont observées dans la société dominicaine : le laisser faire migratoire avec un discours sur la volonté d’agir pour contrôler le phénomène ; la vision de la frontière fermée soutenue par les courants qui présentent la migration comme un danger, qui exigent l’arrêt de la migration haitienne et le rapatriement des ressortissants haitiens ; le courant peu répandu et peu soutenu qui préfèrerait voir la libre circulation des personnes sur l’île.

En ce qui concerne la migration haitienne vers la République Dominicaine, le professeur Baez a souligné les changements tout comme les continuités observées. Selon les données établies par le recensement de 2002 sur le profil, l’occupation et les qualifications des immigrants haïtiens en République Dominicaine, 47% de cette population est composée de travailleurs et travailleuses sans qualifications techniques contre 25% de travailleurs qualifiés. Ils ne se retrouvent plus seulement dans le secteur de la canne, mais ont tendance à intégrer les différentes sphères de l’économie dominicaine.

« La migration peut contribuer à un enrichissement économique et social, mais pour cela, elle doit être ordonnée, les deux Etats et la société civile des deux pays, y compris les migrants eux-mêmes, doivent s’impliquer dans les débats en vue de la recherche de solutions appropriées », soutient le professeur Baez qui en a profité pour présenter quelques propositions pour résoudre certains problèmes issus de la migration haitienne en République Dominicaine.

Ces propositions rejoignent celles maintes fois faites par des organisations haïtiennes et dominicaines et tournent autour de la régularisation du statut des immigrants et de leur intégration, autour de la lutte conjointe contre le trafic et la traite de personne et de la gestion des rapatriements qui doivent se faire dans le respect des droits de la personne.

« Le président Fernandez a reconnu que des violations de droits humains sont commises lors des rapatriements des haitiens. Cependant, en ce moment, la République Dominicaine n’est pas en mesure de gérer le type de migration massive à laquelle elle est en train de faire face », a déclaré Innocencio Garcia, responsable à la chancellerie dominicaine des questions haïtiennes, présent à la rencontre d’Oslo.

Selon lui, les structures actuelles ne peuvent plus faire face à cette migration qui est passée de saisonnière à une migration permanente qui s’intègre dans toutes les sphères de l’économie dominicaine. L’ambassadeur Garcia invite les deux sociétés à tenir compte des efforts bilatéraux qui sont faits pour améliorer les relations, des sensibilités et des perceptions mutuelles des deux sociétés dans cette quête de solution sur la question migratoire.

Tout en insistant sur le rôle capital des deux Etats, il dit souhaiter un renforcement institutionnel et un peu d’ordre tant en Haïti qu’en République Dominicaine pour que les bonnes idées émises lors de ces réunions soient constructives.

De son côté, le Père Ives Voltaire de Sant Pon Ayiti, invité à commenter l’exposé du professeur Baez, s’est intéressé aux défis que devront relever différents acteurs des deux sociétés dans cette recherche de solutions, en particulier les immigrants eux-mêmes qui sont des sujets historiques et non de simples braceros dont l’utilité se résume à leur seule force de travail.

Il s’est fait l’écho de plusieurs institutions haïtiennes, dont le GARR, qui ont élaboré et soumis des propositions au gouvernement pour aborder les problèmes issus de la migration. Il en a profité pour inviter les haïtiens et haïtiennes à mettre de l’ordre chez eux pour faciliter cette solution.

Le Père Ives Voltaire en a profité pour présenter la pensée de deux grands idéologues et hommes d’Etat de l’île, Jean Price Mars et Joaquin Balaguer, dont l’influence idéologique demeure très actuelle et contribue à créer une mentalité par rapport aux immigrants. Il s’est dit heureux de constater un changement de paradigme dans les deux pays, paradigme qui émerge lentement malgré la persistance des anciens démons et qui se caractérise par une mobilisation des réseaux d’organisations des deux sociétés civiles à côté de l’action politique des deux Etats.

« Cet effort mérite d’être soutenu par la coopération internationale, notamment avec le gouvernement norvégien. Il représente un cadre indispensable à la résolution des problèmes issus de la migration haitienne en République Dominicaine et à la construction d’une souveraineté associée entre les deux Etats de l’île », a renchéri le Père Voltaire. . [cl apr 31/08/2006 04:00]

Dialogue haitiano-dominicain : « Nous ne voulons imposer quoi que ce soit », déclare Oslo

 

jeudi 31 août 2006
par
Gotson Pierre

Oslo, 31 août. 06 [AlterPresse] --- Le vice-ministre norvégien des affaires étrangères, Raymond Johansen, a déclaré que la Norvège n’entend rien imposer à la République Dominicaine et Haiti en appuyant une initiative de dialogue entre les secteurs étatiques et non-étatiques des deux pays à Oslo.

« Nous ne voulons imposer quoi que ce soit », a fait savoir Johansen lors d’un dîner offert aux deux délégations qui participent à un séminaire sur la réconciliation et la paix, qui se tient dans la capitale norvégienne, organisée par l’Eglise Norvégienne, en collaboration avec le gouvernement norvégien, entre le 29 août et le 4 septembre 2006.

« La paix et la réconciliation ne peuvent jamais être imposés de l’extérieur », a précisé le secrétaire d’État norvégien durant cette cérémonie, qui s’est déroulée à Holmenkollen Park Hotel, où se sont déroulées en 1992 les négociations israélo-palestinienne qui ont abouti aux accords dits d’Oslo.

« La paix et la réconciliation demandent du temps, de l’engagement et aussi de la médiation », a souligné le diplomate norvégien en émettant l’espoir de voir « surgir de ces discussions entre Haitiens et Dominicains un sentiment d’optimisme partagé et des propositions pour faire face aux défis que les deux pays ont à affronter ».

« Nous continuerons de supporter ce processus tant que ce sera necessaire », a assuré le vice-ministre norvégien des affaires étrangères, qui a rappelé que son pays a été impliqué durant de nombreuses années dans des efforts de paix.

Ces propos ont été tenus en présence de Nicole Grégoire, cadre du ministère haïtien des affaires étrangères, officiellement déléguée à Oslo, et Inocencio Garcia, chargé du dossier haitien à la chancellerie dominicaine, mandaté par le chef de la diplomatie dominicaine carlos Morales Troncoso.

Les deux ont salué l’initiative de la Norvège. Plus tôt dans la journée, Garcia avait exprimé l’appui de la République Dominicaine au processus en cours, tandis qu’une déclaration officielle publiée la veille avait rejeté la médiation de la Norvège dans des pourparlers impliquant les gouvernements des deux pays sur la question migratoire.

Parmi les personnalités présentes, il y avait également la vice-présidente du sénat haitien, Edmonde Suplice Beauzile, la colonel Rosanna Pons, directrice de l’Institut cartographique dominicain et membre de la sécurité du président Leonel Fernandez, l’ambassadeur brésilien en Haiti, Paolo Pinto, des cadres et dirigeants d’ONGs, des responsables religieux, des journalistes haïtiens et dominicains ainsi que des observateurs norvégiens versés dans les questions haitiano-dominicaines.

En plus du thème migratoire, les questions liées à la problématique de l’éducation, de la gestion des catastrophes, au traitement et la prévention de la violence sont débattus entre Haitiens et Dominicains à Oslo.

Lors de la session du 31 aout, l’ambassadeur brésilien en Haiti a déclaré que « nos pays sont tous des nations de migrants ». Il a plaidé en faveur de projets communs entre Haiti et la République Dominicaine, soutenant qu’Haiti « fait partie de la solution des problèmes du pays voisin », tandis qu’ « il n’y aura pas de solution aux problèmes haitiens sans les dominicains ».

Paolo Pinto a plaidé en faveur d’un « consensus sur des actions qui puissent être suggérées aux deux gouvernements », car « c’est très important » que ces derniers travaillent d’un commun accord avec divers secteurs des deux sociétés sur le dossier des relations entre les deux pays. [gp apr 31/08/2006 20:00]

Gotson Pierre [AlterPresse - Haiti]

Comparution de René Civil au cabinet d’instruction


Le chef d’OP Lavalas affirme que son engagement en faveur du retour d’Aristide lui a valu son arrestation ; demande de main levée d’écrou en perspective, selon les avocats du détenu
Posté le jeudi 31 août 2006
Par Radio Kiskeya

Le chef de l’organisation populaire Lavalas JPP (Jan l Pase l Pase), René Civil, écroué sous l’accusation de vol de véhicule, détention illégale d’arme à feu et association de malfaiteurs, a comparu mercredi au cabinet d’instruction de Port-au-Prince, a constaté radio Kiskeya.

Après avoir été interrogé pendant plusieurs heures par le juge d’instruction Durette Durin, Civil et les cinq autres individus arrêtés dans le cadre de la même affaire ont été reconduits en fin d’après-midi sous forte escorte au Pénitencier National, la prison civile de la capitale.

A sa sortie de l’annexe du tribunal civil à la rue Lamarre (centre de la capitale), le leader de JPP, acclamé par plusieurs dizaines de partisans de Lavalas, a qualifié de "politique" son arrestation. Il serait, dit-il, en train de payer le prix de sa fidélité à certaines causes dont le retour de Jean-Bertrand Aristide.

"Liberté ou la mort. J’ai été arrêté injustement, sous de fausses accusations, parce que je défends la cause de la démocratie, le retour du Président Aristide et la réintégration des militants dans les services publics", a lancé René Civil en projetant en l’air ses mains menottées avant de monter dans la fourgonnette qui l’attendait.

Pour leur part, les avocats du chef d’OP, dont Reynold Georges et Gary Dorélien, ont dénoncé l’arrestation et l’emprisonnement de leur client comme "un acte politique et un abus de pouvoir". "Nous allons produire dès ce jeudi une demande de main levée du mandat de dépôt en vue d’obtenir la libération de René Civil", ont affirmé les avocats sous les vivats des supporteurs du détenu parmi lesquels on pouvait distinguer Abner François de l’organisation JMM (Jan l Monte l Monte) et les frères Mogé et Lesly Fareau, bien connus dans les milieux Lavalas.

"René Civil ne connaît pas les autres personnes appréhendées et à qui on veut l’associer. D’ailleurs, le véhicule dans lequel on l’a arrêté n’est pas le sien qui a été confisqué pendant deux ans par la police", a martelé Me Georges.

Arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, le dirigeant de JPP se trouvait, en compagnie d’un policier déserteur, au volant d’une Mitsubishi L200 volée il y a six ans en République Dominicaine, selon le commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Vanel Lacroix. Un pistolet de calibre 9 millimètres a été également retrouvé en sa possession.

Après un interrogatoire d’une demi-heure au commissariat de Pétion-Ville, le nouveau commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, avait ordonné lundi le transfert du détenu au Pénitencier National.

Au début de la semaine, les membres de Fanmi Lavalas (le parti d’Aristide) réunis à la Fondation Aristide pour la Démocratie à Tabarre (banlieue nord) avaient clairement annoncé leur intention de lancer une campagne de mobilisation en vue d’obtenir l’élargissement de Civil.

Jean-Marie Samedi et Deshomme Présengloir, de la Cellule nationale de réflexion des organisations de base du parti, ont pour leur part inscrit l’arrestation du chef de file des organisations populaires Lavalas dans le cadre de "l’exécution d’un plan de certains membres du gouvernement visant à jeter en prison plus de deux 200 militants conséquents Lavalas".

"Président Préval, nous n’avons que vous au Palais National, car vos collaborateurs sont nos ennemis. Ne commettez pas l’erreur d’oublier vos origines politiques", ont déclaré Samedi et Présengloir sur un ton menaçant, ajoutant qu’il n’y aura "ni congé, ni vacances" dans la lutte en faveur du retour d’Aristide. spp/RK

Radio Kiskeya
8月31日

Un Kidnappeur, condamné à dix ans...




 

 

 

Dans le cadre des sessions criminelles siégeant sans assistance de jury, qui se déroulent au Palais de Justice de Port-au-Prince, le juge Yves Altidor a condamné, le lundi 28 août 2006 à 10 ans d'emprisonnement le nommé Emmanuel Riché 23 ans pour enlèvement et séquestration au préjudice d'une mineure.



Membre d'un gang opérant à Delmas 17, Emmanuel Riché Alias Pouchi a concocté le plan macabre avec David Montlouis cousin de la fillette. Le 31 mai 2004, alors qu'elle se rendait en classe accompagnée de sa mère Mme Marie Claire Guillaume, de son oncle Jeanty Guillaume, le Véhicule a été la cible d'autres membres du groupe qui l'ont kidnappée.



Après environ une quinzaine de jours passés entre les mains des ravisseurs et surtout à la suite d'intenses négociations, les parents de la petite fille ont dû verser une rançon de 15000 dollars us. Le dimanche 13 juin 2004, les kidnappeurs ont abandonné la gamine au parking du ciné Impérial.

La police a pu démanteler ce gang et mettre la main au collet de Emmanuel Riché et de David Montlouis. grâce à la vigilance des riverains, à la suite d'une altercation entre les bandits, résultante d'un malentendu au sujet du partage de leur butin. Malheureusement, David Montrouis a pu prendre la fuite lors des évènements survenus le 19 février 2005 qui a vu l'évasion de plusieurs détenus au Pénitencier National.

 

Visiblement en état de choc, la mère de la fillette, l'unique témoin de la cause, a expliqué comment la veille de l'acte, soit le dimanche 30 mai, le jour de la fête des mères, l'accusé Emmanuel Riché un habitué de la maison, en compagnie de son neveu David Montlouis jouaient avec la petite et le jour de l'enlèvement les deux compères étaient venus la consoler



Dans son interrogatoire devant la Cour Emmanuel Riché a nié ses premières déclarations faites à la DCPJ après son arrestation, arguant qu'il était sous la menace de la torture. Selon ces déclarations, il avait reconnu son implication dans l'acte répréhensible, précisant qu'il avait soigneusement planifié le coup avec David Montlouis un proche de la famille de la fillette et qu'ils avaient obtenu le soutien de Pouchon ainsi connu en cavale depuis le commencement de l'affaire.



Sur la demande du substitut du commissaire du gouvernement, Me Joseph Jédulien Fanfan, réclamant une peine de 12 ans d'emprisonnement et de travaux forcés à temps pour association de malfaiteurs, enlèvement et séquestration, le tribunal a déclaré l'accusé coupable des faits à lui reprochés, l'a condamné à 10 ans d'emprisonnement et de travaux forcés à temps.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com)
 
8月30日

Hérard Abraham rejette les accusations de corruption de certains députés



 

Hérard Abraham rejette les accusations portées contre lui et estime que la démarche qui vise à avilir une personne et des fonctionnaires nuit également au pays.

Dans une lettre au président de la chambre des députés,l’ex ministre des affaires étrangères du gouvernement intérimaire, le général Hérard Abraham, déplore "la légèreté avec laquelle des propos diffamatoires sont lancés contre des fonctionnaire de l’état sans que les faits relatifs à la matière n’aient été recueillis au préalable". Hérard Abraham qui est disposé à rendre compte de sa gestion estime souhaitable que les parlementaires se penchent sur les dossiers avec sérieux, réserve et pondération. Dans cette lettre datée du 24 août, Hérard Abraham déclare " j’ai l’habitude de prendre mes responsabilité ; j’assume mes responsabilités comme je les ai toujours assumées durant les 47 années de ma vie professionnelle et publique consacrées à la défense et au service de ma patrie".

L’ex-ministre des affaires étrangères se déclare indigné d’autant plus qu’il n’a jamais été contacté par un membre de la commission de lutte contre la corruption de la chambre basse. "Je ne me sens coupable de rien, ceux qui me connaissent savent que l’argent n’est pas la chose la plus importante pour moi", explique Hérard Abraham. Il précise que les parlementaires peuvent vérifier l’utilisation des fonds auprès du ministère des finances, du ministère des affaires étrangères et de la banque de la République d’Haïti.

" Je suis à la disposition de toutes les entités, Cour Supérieur des Comptes, Unité de lutte contre la corruption, commission de la chambre basse", martèle l’ex ministre des affaires étrangères.

Plusieurs parlementaires avaient la semaine dernière réclamé des investigations autour de la gestion de certains ministres du gouvernement intérimaire soupçonnés d'être impliqués dans des cas de détournement de fonds.

Lors d’une rencontre avec les députés,le mardi 22 août, le ministre des affaires étrangères, Jean Raynald Clérismé, avait annoncé l’ouverture d’une enquête administrative sur les détournements de fonds, au sein du ministère et dans les missions diplomatiques, sous le gouvernement intérimaire. Répondant aux questions des membres des commissions affaires étrangères et anti-corruption de la chambre basse, le chef de la diplomatie haïtienne a fait état de plusieurs cas de détournements de fonds dans les missions diplomatiques d’Haïti aux Etats-Unis, à Cuba et en République Dominicaine.

(Source Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com)

Haïti- R. Dominicaine : Échanges pour la paix et la réconciliation en Norvège


par
Gotson Pierre

De notre envoyé spécial Gotson Pierre

Oslo (Norvège), 29 août 06 [AlterPresse] --- Sous les auspices de l’eglise norvegienne, des ressortissants d’Haïti et de la République Dominicaine (une dizaine de représentants pour chaque pays) ont entamé ce 29 août 2006 à Oslo une semaine de discussions en vue de meilleures relations et d’une bonne compréhension entre les deux pays qui partagent l’île caribéenne, a constaté l’agence en ligne AlterPresse. 

Cette rencontre beneficie de l’appui du gouvernement norvegien. « C’est un grand défi » de parvenir a une amelioration des relations [de coopération mutuelle] entre Haïti et la République Dominicaine, reconnaît l’ambassadeur Johan Vibe, en charge du dossier des négociations de paix au ministère des Affaires Etrangères de la Norvège, à l’ouverture des travaux axés principalement sur « la prévention de la violence, la migration et l’éducation ».

« Les relations entre Haïti et la République Dominicaine ont progressé ces dernières années. La participation des organisations de la société dans différentes démarches de dialogue en est un facteur déterminant », signale, pour sa part, Svein Saether, directeur général au ministère norvégien des Affaires Etrangères.

Rappelant l’implication de son pays dans des initiatives en faveur du renforcement des relations haïtiano-dominicaines, Saether considère que la république d’Haïti se trouve maintenant « à la croisée des chemins ».

« Une baisse de la violence a été enregistrée après l’élection de René Garcia Préval à la présidence d’Haïti. Mais, ces derniers temps, une tendance à un regain d’actes de cruauté est observée. La République Dominicaine connaît également une augmentation sensible de la violence, au regard des opérations et de la vague d’arrestations effectuées pour y faire face », relève le responsable norvégien.

Le gouvernement norvégien est en mesure, par des actions de financement et d’appui, de contribuer à la mise en œuvre de projets communs entre les deux pays, sur le point de réactiver la commission mixte haïtiano-dominicaine (« un signe positif »), assure Svein Saether.

Pour la première journée de la rencontre d’une semaine à Oslo, les délégués haïtiens et dominicains ont, en atelier séparé, diagnostiqué la situation d’urgence pour chacun des 2 pays. Ces ateliers ont suivi un exposé sur la violence en Haïti, présenté par le brésilien Sebastiao Nascimento de l’organisation « Viva Rio » qui a réalisé une étude sur la violence armée des gangs en Haïti.

Parmi les participantes et participants à la semaine d’échanges à Oslo « pour la paix et la réconciliation » entre Haïti et la République Dominicaine, l’agence en ligne AlterPresse note la présence de la sénateure Edmonde Supplice Beauzile, vice-présidente du Sénat en Haïti, l’ambassadeur accrédité du Brésil en Haïti Paolo Pinto, d’une représentante du ministère haïtien des Affaires Etrangères Nicole Grégoire, de Rosanna Pons la responsable de l’Institut cartographique militaire dominicain et membre de la sécurité du président Leonel Fernadez Reyna de la République Dominicaine, de responsables d’eglises, de representants d’ONGs, de journalistes et d’observateurs norvégiens versés dans les questions haïtiano-dominicaines.

En mai 2006, une réunion similaire, supportée par le gouvernement de la Norvège, a réuni pendant 3 jours à Santo Domingo des représentants de la conférence haïtiano-dominicaine des églises évangéliques, des partis politiques haïtiens, des organisations sociales, des journalistes des deux pays qui partagent l’île caribéenne. [gp rc apr 29/08/2006 18 :00]

Gotson Pierre [AlterPresse - Haiti]

Trois cadavres dont ceux de deux femmes retrouvés à Port-au-Prince

Les gangs de Cité Soleil procèdent à des fouilles de véhicules musclées ; le calvaire de la population de Martissant n’en finit pas
Posté le mardi 29 août 2006
Par Radio Kiskeya

Deux femmes et un homme non identifiés ont été retrouvés morts tôt mardi matin à la rue Macajoux, dans le centre commercial de Port-au-Prince, selon des témoignages recueillis sur place par radio Kiskeya.

Les trois corps qui gisaient dans un égout à ciel ouvert au pied de la statue de Madan Colo (Madame Colo), ont été levés par des ambulanciers et transportés à la morgue de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) suite à l’intervention de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).

Les témoins n’étaient pas en mesure de préciser les circonstances dans lesquelles les trois individus ont été tués. Mais, personne ne cachait son étonnement face à ce drame qui suit de seulement quelques jours la découverte d’autres cadavres dans ce quartier très fréquenté de la capitale.

Calme en apparence, la journée de mardi a vu des éléments des bandes armées de Cité Soleil (banlieue nord) sortir de leur tanière pour tenter de rançonner des automobilistes. Alors que les véhicules de transport en commun étaient autorisés à circuler librement sur la route nationale #1, les véhicules privés ont été pour leur part soumis à des fouilles par des civils armés.

Dans ce mêmme secteur, les gangs auraient procédé au cours du week-end écoulé à l’enlèvement d’un certain nombre de personnes qui se trouvaient à bord de plusieurs véhicules. Des témoins ont affirmé avoir vu un convoi se diriger vers Cité Soleil sous forte escorte.

Parallèlement, les gangs de Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince) sont repassés à l’offensive et s’en prennent une fois de plus à la population civile. Selon un correspondant anonyme interrogé par radio Kiskeya, plusieurs personnes auraient été tuées ces derniers jours dans des échanges de tirs entre les groupes armés rivaux de "Lame Ti Manchèt" (l’armée des petites machettes) et de Grand Ravine.

Des habitants du quartier estiment que la présence des casques bleus ne sert pas à grand-chose sinon qu’à garantir aux bandits l’impunité totale.

Les 6 et 7 juillet derniers, plus d’une trentaine de morts et des dizaines de blessés avaient été enregistrés à Martissant, théâtre de fréquentes passes d’armes entre brigands.

Dans le centre commercial de Port-au-Prince, des petits commerçants affirment observer depuis quelques jours une légère amélioration de la situation sécuritaire. Toutefois, ils pressent le gouvernement Préval/Alexis de s’impliquer davantage dans la lutte contre le banditisme et appellent à la multiplication des patrouilles policières.

Avec la reprise des activités des bandes armées -après une courte trêve décidée unilatéralement-, l’on assiste depuis début juillet à une forte poussée de la criminalité politique et sociale dans la capitale haïtienne. spp/RK

Radio Kiskeya

René Civil transféré au Pénitencier National sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince


Interrogé lundi par Me Claudy Gassant, le chef d’OP Lavalas est accusé de vol de véhicule, détention illégale d’arme à feu et association de malfaiteurs ; son avocat qualifie l’affaire de "politique"
Posté le mardi 29 août 2006
Par Radio Kiskeya

Le puissant chef d’OP Lavalas (le parti d’Aristide), René Civil, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, a été transféré lundi et placé sous mandat de dépôt au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, par le commissaire du gouvernement, Me Claudy Gassant.

Le chef du parquet en a décidé ainsi après avoir interrogé le détenu pendant une trentaine de minutes sous l’accusation de vol de véhicule, détention illégale d’arme à feu et association de malfaiteurs. Rien n’a filtré de l’interrogatoire qui s’est déroulé au bureau du commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), Vanel Lacroix, en présence de l’avocat de M. Civil, Mario Joseph.

En quittant le commissariat où il était en garde à vue, le leader de JPP (Jan l Pase l Pase) a demandé et obtenu du commissaire Gassant que son image ne soit pas captée par les cameramen et photographes de presse qui l’attendaient. Quelques partisans de Lavalas, gardés à distance, se trouvaient sur les lieux alors que plusieurs dizaines d’autres poireautaient en vain devant le parquet de Port-au-Prince.

Résolument silencieux depuis sa prise de fonction, il y a une semaine, et suivi comme son ombre par ses gardes du corps, Claudy Gassant s’est refusé à tout commentaire sur l’affaire Civil.

Pour sa part, Me Mario Joseph a qualifié de "politique" l’arrestation et la détention de son client. "Tout le monde connaît l’envergure politique de René Civil. Certains savent qu’il peut leur donner du fil à retordre. Par conséquent, ils ont mis en avant cette infraction pour justifier son arrestation", s’est emporté l’avocat attitré de tous les prisonniers Lavalas.

Il a aussi mis en garde contre toute tentative de confier l’instruction de l’affaire à un "juge malhonnête". "Le dossier doit être confié à un juge indépendant et correct et non à l’un de ceux que j’ai déjà vus dans le véhicule de Me Gassant", a affirmé l’avocat.

Me Joseph a par ailleurs reproché au commissaire du gouvernement d’avoir préféré réaliser l’interrogatoire dans un commissariat de police plutôt qu’au parquet. Pour lui, il s’agit d’une décision indécente de très mauvais augure pour l’indépendance de la justice. Il est même allé jusqu’à se demander si le commissaire compter s’installer définitivement au commissariat de Pétion-Ville.

Un des principaux chefs d’orchestre de la campagne menée tambour battant en faveur du retour de Jean-Bertrand Aristide, René Civil a été appréhendé samedi dernier à une heure du matin en compagnie d’un policier déserteur et en possession d’un pistolet de calibre 9 millimètres pour lequel il n’a pas de permis. Les deux hommes circulaient à proximité du commissariat de Pétion-Ville à bord d’une Mitsubishi L200 volée, il y a environ six ans, en République Dominicaine, selon le commissaire Vanel Lacroix.

La police avait été mise sur la piste du chef d’OP Lavalas par quatre individus qui venaient d’être surpris dans une Mitsubishi Nativa dont ils s’étaient emparée au moment où son propriétaire assistait à une soirée dansante dans un night club.

Le policier et les quatre autres détenus se trouvaient encore mardi à Pétion-Ville.

Le commissaire de police a été formel dans ses déclarations. "Qu’on ne fasse pas croire que René Civil a été arrêté pour des motifs politiques. C’est un voleur de véhicule", avait soutenu M. Lacroix.

Arrêté une première fois le 12 mai dernier à la frontière haïtiano-dominicaine alors qu’il rentrait au pays après deux années d’exil, Civil a été libéré deux semaines plus tard. Toutefois, il fait partie avec deux anciens responsables de la police, Ricardo Etienne et Claudette Estimable, des personnes inculpées dans l’attaque sanglante contre l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), mais qui ne s’étaient pas présentées au procès du 14 août dernier au cours duquel un verdict d’acquittement avait été prononcé en faveur de quatre autres anciens responsables et partisans zélés de Lavalas.

Alors que le dossier a été relancé lundi par plusieurs étudiants victimes qui se sont insurgés contre "l’imposture du 14 août", le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Gervais Charles, a montré dans des considérations juridiques que René Civil n’a pas été jugé par contumace et peut être par conséquent poursuivi pour ses responsabilités présumées dans les graves événements du 5 décembre.

Au cours de cette journée noire, qui allait marquer un tournant dans le mouvement GNB anti-Aristide, les genoux du recteur de l’UEH, Pierre-Marie Paquiot, avaient été brisés, le vice-recteur Wilson Laleau frappé à la tête et des dizaines d’étudiants sauvagement agressés dans les locaux de la Faculté des Sciences Humaines et de l’INAGHEI assiégés par les partisans en furie du régime déchu. spp/RK

Radio Kiskeya

 

La Mission onusienne s’associe au gouvernement pour fournir de l’assistance humanitaire aux victimes de l’ouragan


Coordination avec les autorités haïtiennes au niveau national et régional
Posté le lundi 28 août 2006
Par Radio Kiskeya

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé dans un communiqué rendu public à Port-au-Prince qu’elle travaille étroitement avec le gouvernement haïtien en vue d’assurer la gestion de la "coordination humanitaire mise en place depuis l’annonce de la tempête tropicale Ernesto le 25 août 2006".

Des patrouilles du contingent militaire et de la Police des Nations Unies (UNPOL) ont été déployées dans le pays parallèlement à des patrouilles civiles. La MINUSTAH, qui affirme agir "en coordination avec les institutions haïtiennes", précise que ses différentes représentations régionales apportent un soutien technique et logistique aux comités d’opération d’urgence départementaux mis en place par les autorités.

Des séances de travail avaient été organisées dès samedi à l’échelle nationale et régionale entre les responsables haïtiens et les représentants de la communauté internationale afin de "coordonner les moyens d’assistance et de préparer l’aide à apporter à la population en cas de besoin".

Une équipe devait procéder à une évaluation de la situation à bord d’un vol spécial.

Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, a salué lundi l’action des partenaires internationaux d’Haïti en général et de la MINUSTAH en particulier à l’occasion du passage dimanche d’Ernesto sur plusieurs régions d’Haïti.

Nettement affaibli et ramené au rang de tempête tropicale, Ernesto a provoqué la mort d’au moins une personne et d’importants dégâts notamment dans des zones d’habitation et des plantations agricoles victimes de la violente montée des eaux. spp/RK

Radio Kiskeya

Au moins un mort, des inondations et d’importants dégâts causés en Haïti par le passage d’Ernesto

 
Haïti coupée en deux ; les départements du Sud, de la Grand’Anse et de l’Artibonite sont les plus touchés, selon un premier bilan partiel
Posté le lundi 28 août 2006
Par Radio Kiskeya

L’ouragan Ernesto, rétrogradé au rang de tempête tropicale après avoir faibli en s’éloignant dimanche soir des côtes d’Haïti, a provoqué des pluies diluviennes et de forts vents sur plusieurs régions du pays où au moins une personne a été tuée, selon un bilan encore provisoire.

Les départements du Sud, de la Grand’Anse (sud-ouest) et de l’Artibonite (nord) seraient les plus touchés.

A l’Ile-à-Vaches (Sud), une femme est morte noyée dans la localité dénommée Madan Bernard (Madame Bernard), a indiqué le responsable régional de la protection civile, Renan Vallière. Il a également fait état d’importants dégâts matériels. Une dizaine de fammilles sinistrées ont été recensées, des têtes de bétail emportées et des plantations agricoles considérablement endommagées. Dans la presqu’île du Sud, diverses rivières dont celles d’Acul du Sud et de Port-à-Piment étaient en crue.

Une deuxième personne aurait péri dans les inondations enregistrées dans l’Artibonite. Mais, cette information restait lundi matin à confirmer.

Au moins treize maisons ont été détruites sur l’île de la Gonâve (Ouest), située en face de la baie de Port-au-Prince.

Dans le quartier de Martissant (banlieue sud de la capitale) où des résidences ont été inondées, 25 familles ont dû être évacuées et placées dans des églises par des groupes d’intervention.

Aux Gonaïves (Artibonite, nord), des ordres d’évacuation ont été donnés pour plusieurs dizaines de familles en raison des débordements de la rivière La Quinte.

Le souvenir dévastateur de la tempête tropicale Jeanne s’est réveillé dans cette région où environ trois mille morts et plusieurs dizaines de milliers de sinistrés avaient été enregistrés en septembre 2004.

Dans la Grand’Anse, plusieurs rivières sont sorties de leur lit. Ce qui rend la communication extrêmement difficile entre les différentes communes.

Le passage d’Ernesto a également isolé le sud d’Haïti du reste du pays en faisant sauter la passerelle qui permettait depuis 2005 la circulation automobile et piétonne au-dessus de la rivière de Grand-Goâve (Ouest). Rompu par les avalanches lors du passage du cyclone Ivan, le pont métallique qui était jeté sur cette rivière n’a jamais été remplacé.

Dimanche, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis avait annoncé la mobilisation des centres d’opération d’urgence et du comité permanent de gestion des risques et désastres. Il avait aussi réquisitionné les forces de police haïtiennes notamment pour des opérations d’évacuation et promis la présence sur le terrain de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) et des agences onusiennes après avoir tenu une réunion d’urgence avec leurs principaux responsables. Le chef du gouvernement s’exprimait au cours d’une conférence de presse à laquelle participaient aussi les ministres des finances, Daniel Dorsainville et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé ainsi que la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste et le directeur du Centre National de Météorologie, Ronald Sémelfort.

Un bilan officiel actualisé devait être fourni par la protection civile lundi dans la matinée.

Haïti est le remier pays à être frappé en 2006 par le premier ouragan enregistré dans l’Océan Atlantique. D’ici la fin de la saison cyclonique le 30 novembre, une dizaine d’ouragans pourraient se former.

Ernesto, qui commençait à balayer lundi les côtes de Cuba, devrait retrouver au cours des prochaines heures son statut d’ouragan en se dirigeant vers la Floride. spp/RK

Radio Kiskeya

La domesticité infantile, une des formes de la traite des personnes en Haïti

lundi 28 août 2006

P-au-P, 28 août 06 [AlterPresse] --- Au moment où on célébrait le 23 août 2006 la Journée internationale contre l’esclavage, la domesticité infantile se révèle une des formes observées du phénomène de la traite des personnes en Haïti, suivant les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.

70 pour cent des quelque deux cent mille enfants se retrouvant dans la situation de domesticité, plus connue en créole sous le nom de « restavèk » dans le pays, sont des fillettes.

Un régime déshumanisant et éreintant, marqué par de lourdes tâches domestiques, des violences physiques et cruautés mentales, obligation de participer à de pires formes de travail proches de l’exploitation, sont le lot quotidien des restavèk, dont une grande partie provient du milieu rural.

Dans le temps, les parents, généralement démunis, plaçaient leur progéniture dans des familles urbaines aisées, ou perçues comme telles, à des fins d’ascension sociale, comme la possibilité pour ces enfants de pouvoir fréquenter une école.

Mais, depuis quelques années, « les restavèk » sont confiés de plus en plus à des familles elles-mêmes très pauvres. Ce qui renforce la vulnérabilité de ces enfants, qui peuvent se retrouver dans la prostitution, la délinquance, voire des gangs armés.

Plusieurs de ces enfants déambulent à longueur de journée, dans les rues des grandes villes, en train de quémander, « le plus souvent sur demande d’une tante » qui récoltera, à la fin de la journée, le gain réalisé. D’autres sont tout bonnement associés à des gangs ou forment ce qu’ils appellent « leurs propres cartels » pour accomplir différents forfaits.

Cette réalité interpelle les organismes de défense de droits humains qui, dans le cadre de la célébration de la journée internationale contre l’esclavage le 23 août, exigent des autorités des dispositions adéquates pour y faire face.

« Il faut des lois pertinentes pour combattre la traite des enfants ainsi que des mesures appropriées pour encourager la scolarisation des enfants en Haïti », préconisent ces organismes.

Comme chaque année, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) s’est souvenue de la date du 23 août en 2006.

Il y a plus de 200 ans, Haïti était le porte-étendard de la lutte pour l’éradication de l’esclavage et pour l’émancipation des personnes. [vs rc apr 28/08/2006 9 :00]

8月28日

Serulle plaide pour une économie intégrée des deux Républiques insulaires

 

 





 

 

 

L'Ambassadeur de la République Dominicaine à Port-au-Prince, M. Jose Serulle Ramia a appelé, hier, les Haïtiens et les Dominicains à entreprendre la promotion d'une économie intégrée pour le compte des deux Républiques se partageant l'île d'Haïti.

M. Serulle intervenait au cours d'une conférence prononcée par le Dr Jacqueline Brun dans le cadre d'une série organisée par l'Ambassade Dominicaine en Haïti, dans ses locaux, à l'occasion de la fête de la restauration de son pays, cette semaine.

Le diplomate qui s'exprimait en présence de plusieurs économistes haïtiens dont le gouverneur adjoint de la BRH, M. Philippe Lahens, Camille Charlmers, Claude Beauboeuf et Charles Clermont et de diplomates haïtiens, a plaidé en faveur d'une parité pour les économies des deux pays. « Il n'y a pas de marché extérieur entre la République Dominicaine et Haïti. L'économie haïtiano-domincaine est une puissance et nous avons un marché puissant au niveau mondial », a-t-il soutenu.

« Nous avons 9 millions d'habitants mal comptés des deux côtés », a-t-il poursuivi. Jose Serulle Ramia évalue à entre 11 et 12 millions la population haïtienne. Il estime à 4 millions les Haïtiens et 2 millions les Dominicains vivant à l'extérieur. « Si vous travaillez à attirer 2 millions de touristes chez vous ajoutés à nos 4 millions, cela fera plus de 30 millions de personnes qui circuleront sur nos deux territoires, N'est-ce pas un vrai potentiel pour l'île », fait-il remarquer.

« J'ai hâte de voir la commission binationale se mette au travail », a martelé le diplomate qui dit espérer la mise en oeuvre de cette commission d'ici le mois de janvier 2007.

Nous espérons que les résultats des travaux de la commission seront bénéfiques pour les deux Etats, s'est-il rassuré. « Il faut que les gens soient plus confortables dans leur pays », a-t-il soutenu.

Le Dr Serulle a souligné qu'Haïti dispose d'inestimables richesses tant au niveau d'expériences historiques que de sagesse. « Il faut systématiser ces connaissances », préconise-t-il.

Bien de ressemblances se relèvent entre les deux Etats de l'île. L'écosystème qu'ils se partagent, la petitesse de leur superficie, la similitude qu'ils présentent au niveau de leur environnement politique, en font deux pays avec les mêmes potentialités naturelles dont pourtant le niveau de développement se diffère à travers des choix politique et économique.

Selon des données récentes sur la République dominicaine 3 secteurs-clés constituent les poumons de son économie. Le tourisme, les zones franches et l'industrie légère représentent plus que le tiers de son produit intérieur brut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com

 

24 présumés kidnappeurs aux assises criminelles

L’ex-compagne du défunt chef de gang "Grenn Sonnen", Chimène Bastien et trois mineurs parmi les coaccusés
Posté le vendredi 25 août 2006
Par Radio Kiskeya

Le tribunal criminel de Port-au-Prince a décidé jeudi d’ajourner à vendredi le procès de 24 présumés kidnappeurs dont Chimène Bastien, l’une des compagnes de l’ancien chef de gang décédé Jean-René Anthony alias "Grenn Sonnen" (les couilles sonnantes), a constaté radio Kiskeya.

Trois mineurs, se trouvant également sur le banc des accusés, ont dû être entendus à huis clos dans le cadre des assises crimnelles sans assistance de jury qui touchent à leur fin.

Au Palais de justice de Port-au-Prince, l’audience a été considérablement retardée par le refus du président de la commission communale de Delmas (banlieue est de la capitale), Prisca Jean Vilfort, de répondre pour raisons de santé à une citation à comparaître comme "témoin à titre de renseignement". Arrivé en fin d’après-midi au tribunal, il n’a pu être interrogé et a été invité par le juge en siège, Jocelyn J. Rosenberg, à se présenter à nouveau vendredi. M. Prisca affirme que son état de santé s’est considérablement dégradé ces derniers jours, car il souffre "d’insuffisances respiratoires et de graves problèmes cardiovasculaires".

Au cours de la première journée, seuls deux des accusés ont pu être entendus. Tous les détenus ont été reconduits en début de soirée au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, sous forte escorte policière.

Jugés sous le chef d’accusation d’association de malfaiteurs, l’ex-femme de Grenn Sonnen et les 23 autres individus auraient planifié et exécuté une série d’enlèvements dans la capitale haïtienne au cours des derniers mois.

Devenu l’ennemi public numéro un des forces de l’ordre, Jean-René Anthony dit Grenn Sonnen avait été abattu en avril 2005 dans des échanges de tirs avec la police au terme d’une traque longue de plusieurs mois. Le forcené avait revendiqué sur les ondes des assassinats et proféré des menaces de mort notamment contre le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti, Gessie Cameau Coicou, aujourd’hui inspectrice générale en chef de l’institution. 24 heures avant la mort de Sonnen, son nouvel allié et ex-chef des rebelles anti-Aristide, le sergent Ravix Rémissainthe, avait été tué par la PNH dans une course poursuite. spp/RK

Radio Kiskeya

Haiti : Un Français kidnappé

 

vendredi 25 août 2006

P-au-P., 25 août. 06 [AlterPresse] --- Un Français résidant en Haiti, Christophe Jeff, a été enlevé le 24 août à Port-au-Prince, selon des informations rapportées par des stations de radio et reprises par l’Agence France Presse (AFP).

Cette information a été confirmée aussi bien par la police que par des sources proches de la famille, indiquent les médias.

Selon les mêmes informations, Jeff a été enlevé dans le quartier de Delmas, dans l’est de la capitale, et conduit dans un endroit inconnu. Sa voiture a été retrouvée abandonnée.

 

Les ravisseurs réclament une rançon de 300.000 dollars pour la libération de Christophe Jeff, selon des informations diffusées par la presse francaise, citant la police haïtienne.

 

Le ressortissant français réside en Haïti depuis quatre ans.

Ces derniers jours, une diminution apparente des actes de kidnapping a été constatée. Les responsables de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) ont même estimé que la situation tend petit à petit à se calmer.

Au cours du mois de juillet, 60 personnes ont été kidnappées à Port-au-Prince, selon Ronald Larêche, président de la Commission Sécurité publique de la Chambre des députés. [gp apr 25/08/2006 21:00]

ERNESTO devient la cinquième tempête tropicale de la saison et menace le Sud d’Haïti


L’état d’alerte orange est décrété dans quatre départements et les opérations de cabotage suspendues dans le Sud jusqu’à dimanche

Posté le vendredi 25 août 2006
Par Radio Kiskeya

La tempête tropicale Ernesto -la cinquième de la saison- s’est formée officiellement vendredi après-midi dans la Caraïbe menaçant directement plusieurs pays de la région dont Haïti où l’état d’alerte orange aux risques d’inondations modérées a été lancé.

Dans un son bulletin spécial #1, le Centre National Météorologique (CNM), relevant du ministère de l’agriculture, a annoncé que le plan national de gestion des risques et désastres a été activé par la protection civile haïtienne.

Selon les prévisionnistes, la presqu’île du Sud pourrait être exposée dès samedi à "de fortes précipitations, des vents en rafale et des mers agitées". Les départements du Sud, du Sud-est, de la Grand’Anse et des Nippes (sud-ouest) sont particulièrement menacés. Les régions de l’Ouest, de l’Artibonite (nord), du Plateau Central (centre) et du Nord pourraient être également affectées par l’évolution du système.

Depuis vendredi matin, "toutes les opérations de cabotage sont interdites partout dans le Sud" conformément aux instructions du secrétariat permanent de gestion des risques et désastres et du service maritime et de navigation d’Haïti (SEMANAH).

Des conseils pratiques ont été aussi rappelés à la population civile concernant notamment l’évacuation des zones à risques.

Le Centre National des Ouragans (NHC) basé à Miami a placé Haïti sur la liste des pays et territoires de la Caraïbe qui pourraient être touchés par Ernesto qui devrait continuer à se renforcer au cours des prochaines 24 heures. Porto Rico et la République Dominicaine se situent également sur la trajectoire de la tempête qui pourrait les atteindre tard vendredi ou samedi.

L’état d’alerte a été décrété à la Jamaïque et aux Iles Caïman, a indiqué le NHC. Les habitants ont été appelés à être extrêmement vigilants face aux menaces de précipitations et de vents violents.

La partie méridionale et l’ouest d’Haïti ont été sévèrement frappés ces dernières années par des tempêtes tropicales comme Ivan. En raison de la dégradation accélérée de son système écologique, à l’occasion de moindres intempéries le pays déplore des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. spp/RK

Radio Kiskeya

L’ACTUALITE EN POINTILLES...

Posté le vendredi 25 août 2006
Par Radio Kiskeya 

  Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a fixé vendredi au 3 décembre de cette année la tenue des législatives complémentaires et élections municipales et locales.

L’institution électorale était jusqu’ici dans l’impossibilité d’annoncer la date de ces élections faute de moyens financiers pour les organiser. Le président du CEP annonce que les Etats-Unis et le Canada, de même que le gouvernement haïtien, se sont engagés à avancer des fonds pour l’organisation de ces élections dès la semaine prochaine.

  Le professeur Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), s’est réjoui vendredi de la décision de l’institution électorale de fixer une date pour les élections. Mais il a insisté sur la nécessité que la question de la sécurité, notamment à Port-au-Prince, soit réglée avant la tenue du scrutin.

  Poursuite à Port-au-Prince des Assises criminelles sans assistance de jury avec le dossier de Chimène Bastien, compagne de feu René Jean Anthony (alias « Grenn Sonnen »), accusée d’implication dans des actes de kidnapping.

Convoqué dans l’affaire jeudi et vendredi à titre de témoin, le maire de Delmas, Prisca Jean Vilfort, a rejeté avec véhémence les allégations de connivence avec « Grenn Sonnen », du vivant de ce dernier.

  Les substituts du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince accueillent favorablement la nomination de Me Claudy Gassant à la tête du Parquet.

L’ex-juge d’instruction qui a déjà prêté serment a seulement effectué une brève visite au Parquet où il ne s’est pas encore installé Certaines informations laissent croire que ses bureaux pourraient se situer ailleurs qu’au siège officiel du Parquet.

  Le ministre de l’Education nationale, Gabriel Bien-Aimé, en visite au Cap-Haïtien (la seconde ville du pays), a plaidé vendredi en faveur de la modernisation du système éducatif haïtien.

  Un incident a mis aux prises vendredi matin à la rue de la réunion, à Port-au-Prince, le député de Tiburon, Denizé Aristhène, à des policiers qui voulaient le sanctionner pour une infraction aux règles de la circulation automobile.

Selon les riverains, les policiers voulaient procéder à l’arrestation du député en dépit du fait qu’il se soit identifié et ait revendiqué son immunité parlementaire.

Des habitants du quartier se sont interposés et c’est le responsable du Commissariat de police le plus proche, celui de Portail Léogane, qui s’est finalement amené pour mettre un terme à l’incident. Il s’est par la suite déplacé en compagnie du député.

  Le célèbre écrivain haïtien Frankétienne a été proclamé lauréat du « Prix Prince Claus 2006 » pour son livre en créole « Dézafi » et son œuvre théâtrale.

Le Prix « Prince Claus » récompense chaque année une dizaine de personnalités dans le monde oeuvrant dans les domaines de la littérature, de la création et de l’animation sociale.

La Fondation hollandaise « Prince Claus » remettra 25 mille euros à l’écrivain haïtien le 13 décembre 2006.

En réaction à cette distinction, Frankétienne s’est réjoui non seulement pour lui-même mais aussi pour Haïti. « Cet hommage démontre surtout que Haïti ne produit pas uniquement les crimes », a-t-il déclaré.[jmd/RK]

Radio Kiskeya

Arrestation du chef d’OP Lavalas René Civil à bord d’un véhicule vraisemblablement volé en République Dominicaine


Un policier déserteur retrouvé dans le véhicule et d’autres personnes appréhendées au cours de la même opération à Pétion-Ville ; M. Civil doit être déféré au parquet de Port-au-Prince

Posté le samedi 26 août 2006
Par Radio Kiskeya

Le puissant chef de l’organisation populaire Lavalas JPP (Jan l Pase l Pase) sous le régime de Jean-Bertrand Aristide, René Civil, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) à bord d’un véhicule volé, a annoncé samedi le commissaire de police de Pétion-Ville, Varnel Lacroix.

Un policier qui se trouvait en compagnie de M. Civil a été également appréhendé.

Le véhicule à bord duquel ils circulaient aurait été volé en République Dominicaine.

Plusieurs autres personnes ont été appréhendées dans le cadre de cette même affaire.

Le chef d’OP Lavalas se trouvait samedi en garde à vue au commissariat de Pétion-Ville. Son dossier a été confié au nouveau commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, pour les suites nécessaires.

"Il ne s’agit pas d’une affaire politique. Cette arrestation est liée strictement au banditisme", a averti Varnel Lacroix qui précise avoir procédé lui-même à l’arrestation de René Civil dans le cadre de l’offensive policière lancée en vue de juguler l’insécurité.

Pour des raisons administratives, le commissaire de police a refusé de révéler l’identité du policier arrêté et placé en isolement. Affecté au commissariat de Delmas (banlieue nord de la capitale), il aurait abandonné son poste depuis plusieurs mois.

Omniprésent depuis un certain temps sur la scène politique, René Civil a été l’un des principaux instigateurs des récentes manifestations organisées à Port-au-Prince par les partisans de Jean-Bertrand Aristide afin d’obtenir le retour de l’ex-Président Lavalas, exilé depuis un peu plus de deux ans en Afrique du Sud.

Arrêté le 12 mai dernier à la veille de l’investiture du Président René Préval, au moment où il rentrait en Haïti après deux années d’exil en République Dominicaine, le chef de JPP allait être libéré deux semaines plus tard, le.

Le 14 août dernier, René Civil a été également blanchi -en dépit de son absence- par le tribunal criminel de Port-au-Prince lors d’un procès expéditif au cours duquel tous les inculpés dans l’attaque sanglante du 5 décembre 2003 contre l’Université d’Etat d’Haïti avaient été innocentés. Annette Auguste alias Sò Ann, Paul Raymond, Yvon Antoine dit Yvon ZapZap et Georges Honoré avaient été libérés.

Depuis leur élargissement, ces anciens responsables et partisans zélés de Lavalas ont entrepris une intense campagne médiatique visant à diaboliser la presse indépendante, les secteurs politiques et sociaux qui étaient impliqués dans le mouvement GNB anti-Aristide et l’ancien gouvernement de transition (2004-2006). spp/RK

Libération du Député Rodney Alcide, enlevé vendredi soir


Son chauffeur et son garde du corps retenus par les ravisseurs

Posté le samedi 26 août 2006
Par Radio Kiskeya

Un Député de la Plateforme Lespwa (Espoir), la coalition au pouvoir, Rodney Alcide, a été libéré tard vendredi soir deux heures après avoir été kidnappé par des bandits armés à Carrefour Marin en Plaine (banlieue nord de Port-au-Prince), a appris samedi radio Kiskeya de sources parlementaires.

Selon le Député Ronald Larêche, président de la commission sécurité de la Chambre basse, son collègue qui représente la circonscription de Plaisance (nord) a pu retrouver les siens sain et sauf. Alors qu’il regagnait son domicile, le parlementaire avait été conduit dans le quartier de Pont Rouge (entrée nord de la capitale).

Aucun détail n’était encore disponible sur les circonstances de sa libération.

Cependant, le chauffeur et le garde du corps du Député Alcide, qui serait un policier, restaient aux mains des ravisseurs. Leur sort demeurait samedi inconnu. On ignorait également si une rançon a été réclamée.

M. Larêche estime que l’enlèvement de Rodney Alcide doit être placé dans le contexte de l’insécurité générale qui frappe la capitale. "Le parlementaire est aussi un citoyen. C’est normal qu’il soit, comme tout le monde, victime de cette vague d’insécurité qui s’abat sur lje pays", a affirmé le parlementaire élu sous la bannière de la Fusion des Sociaux-Démocrates.

Rodney Alcide est le premier parlementaire haïtien à être kidnappé depuis le début, il y a plus d’un mois, de la nouvelle série de rapts à caractère crapuleux et politique qui déstabilise Port-au-Prince.

Un ressortissant français, Christophe Jeff, résidant en Haïti depuis quatre ans et marié à une haïtienne, a été relâché vendredi soir, plus de 24 heures après avoir été kidnappé dans une banlieue de Port-au-Prince.

Début août, des parlementaires avaient, lors d’un débat avec le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis sur l’ampleur de l’insécurité dans la capitale haïtienne, révélé des statistiques partielles qui faisaient état d’au moins 60 kidnappings enregistrés au cours du seul mois de juillet. spp/RK

Radio Kiskeya