jolibois's profileHAITI : L'UNIVERS NATIF ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
HAITI : L'UNIVERS NATIF NATALMEN ANPIL CHAY PA LOU....TOUS POUR SAUVER HAITI October 14 Naître humain, Vivre en haïtien et mourir en animal
L’histoire s’achève à Villa Vasquez. Une petite commune de la République Dominicaine. Là ou s’achève des milliers d’histoires. Des histoires semblables ou seuls les acteurs changeant de visage ou de noms jouent toujours le même rôle. Il s’appelait Jean Baptiste Antoine. Peu importe le nom. Il avait 44 ans. Peu importe son âge. Il avait cru comme beaucoup d’autres que naître de l’autre côté de la rivière aurait changé son karma. Pour survivre il voulut forcer le destin et traversa le « massacre » à pied. A contre courant à contre sens et à contre jour. Qui sait. Peut être avait il sillonné pendant plus de dix heures les sillons dénudés et arides de la chaîne du Bahoruco ? Peu importe, il y est parvenu. La terre promise ! Là ou coulent, le travail, les discriminations et de quoi manger. Là il faut savoir fermer les yeux, veiller à ce que les oreilles restent bouchées, courber l’échine et marcher sur sa propre dignité. Juste pour avoir droit à quelques bouchées de manioc bouilli, saupoudré d’un soupçon de blanc d’œuf ou de hareng. Il avait fini par s’adapter et s’intégrer harmonieusement dans sa condition d’immigrants-sans-papiers comme il s’était accommodé dans sa carapace d’haïtien depuis sa naissance. Avant la dernière scène de Villa Vasquez, personne ne s’était inquiétée de savoir s’il avait de la famille, une ou des femmes. Cinq ou dix enfants. Pourtant il n’était pas malheureux. Sous une tonnelle en bordure d’un champ en friche il avait l’habitude de se réunir avec des amis. Doté d’une certaine inconscience bien venue et superbement calculée, il aimait s’asseoir de dos à l’ouest et tout ce qui s’y trouve. Ses pas dans l’eau. Ses trébuchements sur les sentiers abrupts. Les regards hagards de ses géniteurs. L’air perdu et vague du voyageur de l’inconnu de sa vieille mère attendant la mort. Ses racines…Haïti Il prêtait peu d’attention à ceux qui ironisaient son accent et son mauvais espagnol. Mais dans une contrée ou l’espoir se dessine surtout en gris et en terre battue, tout était bon à prendre. Rire, remède infaillible. Jean Baptiste n’avait pas trop réfléchi au futur. Ni proche. Ni lointain. Les jours se bousculaient à sa porte. Chacun avec son lot d’exigences. Ce matin sous la tonnelle de Villa Vasquez, il racontait sa dernière blague. Il riait à tue tête et en cascade. Avec le plus beau rire de l’imbécile heureux. Tout à coup, il fut surpris par une déchirante douleur. Des céphalées, des coliques, des précordialgies, une angine. Peu importe. Il ne le dira à personne. Il avait appris aussi à maîtriser sa douleur. Mais celle là était vraiment intense. Insupportable. Il voulut une dernière fois courber l’échine ; mais la douleur griffonna une ignoble grimace sur son visage qui se déforma et le terrassa. L’assistance mis du temps à comprendre. Personne ne lui porta secours. Il ferma les yeux et cessa de vivre… La nouvelle ameuta davantage les gens que l’expression hideuse de cette douleur extériorisée malgré lui. Les curieux se sont rassemblés pour écouter le récit de ceux-là qui avaient eu l’insigne privilège de voir mourir quelqu’un qui était bien vivant avant sa mort. De l’autre côté de a la rivière il n’existe pas de mort naturelle. Il y a toujours une relation anticartésienne de cause à effet. Trouver les causes de la mort n’était pas à l’ordre du jour. La réalité de la situation se dessina quand la multitude des curieux laissa place à un tableau plus que sombre. Il n’y eut que ce silence. Pas un cri, pas de larmes. Ni un pleureur ni de chorale de pleureuses professionnelles. Pas de famille. Pas de parents. Les curieux s’en allèrent. Le corps de Jean Baptiste gisait à même le sol. Sa peau noire luisait encore couverte de fine couche de poussière blanche incorporée à l’épiderme. Ceux qui l’écoutaient deux heures plus tôt se regardaient entre eux. Etonnés de ne pas ressentir de tristesse particulière. En fait cet individu n’était qu’un parfait inconnu. Ils ne savaient rien de lui. Si ce n’est qu’il était haïtien et qu’il s’exprimait en un mauvais dominicain qui faisait rire. Le groupe diminua progressivement en nombre. Le silence devint de plus en plus lourd au fil des heures qui défilaient sans tenir compte qu’un cadavre non réclamé gisait au milieu de ces terres qui se perdaient à l’horizon. On n’entendait que zouzoument des cohortes de mouches qui arrivaient en battant de l’aile, attirées par l’odeur déjà pestilentielle d’un corps en décomposition. Quelques chiens de rues, galeux et affamés commencèrent aussi à s’approcher d’une proie inhabituelle mais facile. Plus le jour tombait, plus le corps inerte de Jean Baptiste prenait du volume et se déformait. Les rumeurs ont vite fait le tour de l’ensemble des quartiers de Villa Vasquez. Elles étaient de toute sorte. Revues augmentées et corrigées jusqu’aux oreilles des autorités locales. La situation devenait inquiétante. Presque humainement insupportable. Le cadavre d’un haïtien sans papiers servait de nourriture à une bande de chiens affamés. C’est au moins ce qu’a appris le maire champêtre de Villa Vasquez. La situation exigeait une action énergique et ferme pour le salut des habitants de la Ville. La municipalité ne dispose pas de fonds destinés à enterrement d’haïtiens sans papiers et indigents. La peur d’être submergé sous le poids nauséabond d’une odeur pestilentielle de chair humaine en décomposition, réveilla de vocations de bienfaiteurs à un grand nombre d’habitants de Villa Vasquez qui généreusement cotisèrent et contribuèrent à l’achat d’un cercueil premier prix. Le maire champêtre, une sorte de « chef section » de l’autre côté de la rivière se chargea d’accompagner Jean Baptiste libéré enfin de son fardeau vers une dernière demeure. Il est né humain, il a vécu en haïtienne t il est mort en animal de l’autre côté, là ou il trouva du travail, des discriminations et de quoi manger. September 19 REQUIEM POUR NOS SALLES DE CINEMAEn Haïti, comme partout ailleurs nous avons tout et de tout. Nous avons même un président et un premier ministre avec des deuxièmes, troisième voire douzième ministre. Ca va de soi dira-ton. Nous avons une culture certes et quoi de plus logique que d’avoir un ministère de la Culture avec son ministre, son directeur général et ses employés. Bien sûr. Nous les avons. A quoi sert un ministre de la Culture en Haïti ? A travailler et œuvrer pour la promotion de la Culture. Triste Palissade ! Comme le ministre de l’éducation œuvre en faveur de l’éducation et le ministre de l’environnement pour la protection de l’environnement. N’est ce pas ? Le Ministère de la Culture, il y a quelques années, a entretenu le vif de l’actualité. Un ministre s’est même fait virer par les députés d’une de nos législatures antérieures. Ce fut après un vote de censure précédent le renvoi par le Sénat de la République, du gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Comme d’habitude, le Ministère de la Culture et son ministre se trouvent sur la sellette autour de la période carnavalesque. Ils sont souvent décriés après le carnaval quand les protagonistes réclament ce qui leur est dû ; ou quand un député de « Trou coucou » considère que sa commune a été traitée en parent pauvre dans la distribution et répartition des subventions pour les festivités. En dehors des scandales concernant des contrats non honorés, entre deux carnavals c’est le calme plat. Un calme sépulcral. Pour assumer leur existence et surtout leur utilité en période extra carnavalesque, le ministère de la Culture et sont ministre se sont mis à la mode des colloques. Des colloques qui sont organisées avec cotillons pour tirer des conclusions plus qu’évidentes autant archiconnues qu’archi négligées. Mais c’est la mode. Soyons fous. Faisons de colloques ! Les bailleurs de fonds et les ONG ont toujours été friands et des passionnés de colloques. Ne gâchons surtout pas leur plaisir ! Et surtout ne cherchons pas à savoir les détails des dessous des colloques. Le sujet actuel traite de nos parcs nationaux. Dans le but d’éduquer nos compatriotes sur l’importance de notre parc culturel. Pourtant le ministère de la Culture pourrait bien avoir son mot à dire et une action à mener sur des sujets visibles dans le panorama culturel haïtien comme le nez au milieu de la figure ; contre des comportements nuisibles à notre culture artistique qui sont si bien assimilés qu’ils en deviennent normaux et naturels. La démocratie aidant, les fraudes sont appréhendées comme des droits. Que pense par exemple le ministre de la Culture sur la disparition de la totalité des salles de Cinéma du pays ? Comme on fait avec le poulet et les œufs, comme on a fait pour les études universitaires, bientôt depuis Port-au-Prince des excursions seront organisées vers la République Dominicaines avec comme attraction principale, voir les dernières productions cinématographiques. En effet nous avons appris récemment la fermeture prochaine de « Ciné Impérial », de la route de Delmas, présenté comme la dernière salle de Cinéma ouverte dans la capitale haïtienne avec plus de 2.000.000 d’habitants. Un groupe de cinéaste haïtiens, soit pour sauver ce qui fut un des temples sacrés du septième art, soit pour un dernier coup avant la disparition totale et définitive de ce mode de divertissement, organisent un ultime festival de cinéma d’Haïti dans les enceintes du Ciné Impérial. Il m’a fallu moins d’une minute pour me revoir trente en arrière. Je n’avais jamais imaginé que chaque fois que je franchissais le portique d’une salle de cinéma de l’époque ; j’étais entrain de me payer un de ces putains de faux privilèges. De là, m’est venu l’idée de vous parler d’un temps. « Un temps que les moins de …..40 ans ne pourront pas connaître ». Quelques années avant l’installation, et l’éclosion de notre démocratie ; quelques années avant la troisième indépendance du pays ; le temps des « makouts » vêtus de « gros bleu » au foulard rouge cintré de l’enveloppe extérieure de boîte d’allumettes. Comme aujourd’hui, Haïti faisait partie des nations les plus pauvres du monde. Comme maintenant nous ne possédions qu’un seul centre hospitalier universitaire, le même hôpital Général ; deux routes nationales desservant l’ensemble du territoire. La plus grande partie de notre jeunesse se confinait aux études. Le processus de « makoutisation » ne montrait rien de bien attrayant. Les jeunes s’appropriaient de la lumière des lampadaires des places publiques, des lampes sculptées des patios espagnols des rares hôtels de luxe pour restructurer leurs esprits et éclairer leurs savoirs. Ceux qui n’avaient ni les moyens ni les possibilités d’étudier, cultivaient leurs envies, leurs déceptions et leurs frustrations entre les mottes éparses des champs vastes et lugubres de la résignation. Pourtant il n’y avait ni kidnapping, ni kidnappeurs ni kidnappés. Tous les moyens étaient bons à prendre quand il s’agissait de se former, s’informer et s’éduquer. On s’amusait aussi. Le Cinéma demeurait le divertissement sain par excellence. Chaque quartier disposait de sa salle de ciné. Chaque salle configurée en fonction et à la hauteur des moyens des résidents de la zone. De Carrefour à Pont Rouge. Les enseignes lumineuses les une les plus originales que les autres contribuaient à l’harmonie visuelle des agencements des devantures des immeubles et des corridors. Sidney Poitiers, Yves Montand, Charleston Heston, faisaient corps, derrière les vitrines, avec les foules qui animaient le centre ville. Cric-Crac Ciné à Carrefour, Ciné Sénégal à Martissant, Ciné Olympia au portail de Léogane, Ciné Lido au boulevard Jean Jacques Dessalines, Airport Ciné à Pont Rouge accueillaient régulièrement leurs ouailles avec des productions diverses : « Cow-boy, Karaté, drame porno ». Port-au-Prince comptait aussi des complexes cinématographiques avec deux ou trois salles. Ciné Capitol, Ciné triomphe et Ciné Impérial. Le Ciné Paramount et le mythique REX THEATRE occupaient des places de choix en plein champs de Mars. Les familles pouvaient voir les films à même leurs voitures : On avait des « drive in » Ciné ! (A SUIVRE)
September 21 jonasjolivert wants to keep up with you on TwitterTo find out more about Twitter, visit the link below: http://twitter.com/i/059eb3551f645fbdd75e5d248492e1289e661c4f Thanks, -The Twitter Team About Twitter Twitter is a unique approach to communication and networking based on the simple concept of status. What are you doing? What are your friends doing—right now? With Twitter, you may answer this question over SMS, IM, or the Web and the responses are shared between contacts. This message was sent by a Twitter user who entered your email address. If you'd prefer not to receive emails when other people invite you to Twitter, click here: http://twitter.com/i/optout/e3b7d75e9f68e207a05b5b4a76673899b93e21fa March 20 4 morts et plusieurs blessés lors d’une attaque des bandits de Fò TouronAu moins 4 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées hier soir dans le quartier de Bel Air (Port-au-Prince) lors d’une attaque lancée par un groupe de bandits armés de Fò Touron. Des résidents bu Bel Air déclarent que le chef de gang de Fò Touron, " Billy" était à la tête d’un groupe d’hommes armés qui avaient utilisé une bande de rara de La Saline et Fò Touron pour entrer dans le quartier de Bel Air. " Billy au volant de sa voiture avait effectué trois visites d’inspection dans l’après midi", a indiqué un riverain. Un autre résident soutient que son frère, Kelly Dorceus a été abattu de plusieurs balles par les bandits vers 10 heures du soir. Selon les riverains, des bandits de Fò Touron dans la zone de La Saline et Delmas 2 sont responsables de cette fusillade qui a également fait des victimes dans les rangs des participants au rara. " La fusillade a débuté dans la zone de morne Marinette", indiquent des habitants du Bel Air qui soulignent que le chef de gang, Billy, recherché par la justice circule librement avec son arme à feu dans les rues de la capitale. Des jeunes du Bel Air interrogé sur les circonstances de la fusillade affirment qu’il n’y avait pas d’affrontement entre des individus armés et des bandits de Fò Touron qui ont fait beaucoup de victimes parmi les résidents du quartier. " Nous étions assis paisiblement quand ils ont commencé à tirer ", soutiennent ils expliquant que des vieillards ont été grièvement blessés. December 11 LE COLLECTIF HAITI DE FRANCE, L'ASSOCIATION POUR QUE L'ESPRIT VIVE INVITENT A UN EVENEMENT SANS PRECEDENT: "ESCLAVES AU PARADIS"Nous avons reçu ce courrier très intéressant du bureau du Collectif Haïti de France que nous soumettons à votre considération pour votre information et une éventuelle participation.
Aux associations agissant pour et avec Haïti
Soutenant des projets en Haïti, vous n'ignorez pas le sort des Haïtiens qui travaillent en République Dominicaine (RD).
Beaucoup sont employés comme coupeurs de canne à sucre et vivent regroupés dans des villages appelés "bateyes". Les sociétés sucirères en RD ont besoin d'une main-d'oeuvre abondante pour couper la canne à sucre et utilisent pour cela des haïtiens (notamment recrutés par des trafiquants en Haïti) ou des descendants d'Haïtiens nés en RD, dont beaucoup n'ont aucun état civil.
Cette absence de statut social et les conditions de vie, ou plutot de survie (insalubrité, horaires de travail écrasant, salaires misérables, absences d'accès aux soins) de ces "braceros" sont telles que leurs sort est souvent qualifié "d'esclavage moderne".
L'association Pour que L'Esprit Vive organise en mai 2007 à l'occasion de la journée mondiale contre l'esclavage (le 10 mai) une serie d'activités visant à dénoncer les conditions de vie dans les bateys: exposition photographique et support sonore, tables rondes avec intervenants haïtiens et dominicains, films. C'est l'évènement "Esclaves au paradis".
Persuadé de l'intérêt que le Collectrif Haïti de France et ses adhérents portent à cette situation dramatique, les organisateurs nous ont sollicité pour participer à l'organisation de la table ronde à Paris, mais aussi pour y donner une suite en région, en partenariat avec les groupes locaux d'Amnesty International.
Afin de pouvoir organiser cette campagne, nous aimerions, dans un premeir temps, connaître ceux d'entre vous qui souhaiteraient organiser une rencontre sur ce thème dans leur région.
Si vous êtes prêts à participer à cette campagne de sensibilisation, merci de nous faire savoir avant le 15 Janvier.
Cordialement
Le Collectif Haïti de France
Pour plus d'information: Collectif Haïti de France au 0143483178 ou conatct@collectif-faiti.fr
Voir aussi le site http://www.esclavesauparadis.org
Collectif Haiti de France
21 Rue Voltaire
75011 Paris
October 20 AUTOUR DE L'HOMME D'AIRIN...L'UNIVERSELA l’occasion du 17 octobre 2006
|
|||||
|
This person's network is empty (or maybe they're keeping it private).
|
|
|